samedi 14 février 2026
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Burkina : Le CNABIO veut révolutionner le domaine agricole

En prélude à l’organisation de la 6e conférence Ouest-africaine, une délégaton du Conseil national biologique (CNABIO) a été reçu en audience par le premier ministre Christophe Marie-Joseph Dabiré ce mardi 06 Juillet 2021. L’objectif de cette rencontre était de faire le point au chef du gouvernement burkinabè, sur l’état d’avancement des travaux portant sur l’agriculture biologique.

L’agriculture burkinabè rencontre de nombreuses difficultés. Au nombre de ces difficultés, il y a l’accès facile des agriculteurs aux intrants, l’utilisation abusive des pesticides et à des coûts élevés, etc. Au regard de ces problèmes majeurs qui entravent « l’atteinte d’une autosuffisance alimentaire », les acteurs du CNABIO proposent un nouveau modèle agricole qui est l’agriculture biologique.

Pour l’emergence d’une telle initiative, plusieurs acteurs burkinabè appuyés d’un comité local se réuniront du 13 au 16 Octobre 2021 pour réfléchir sur les enjeux et l’avenir de l’agriculture au Burkina Faso. Selon Abdoulaye Ouédraogo, Président du CNABIO, 500 participants sont attendus à cette 6e conférence.

Abdoulaye Ouédraogo, Président du CNABIO

« C’est un défis, dans la mesure où certains acteurs se demandent sur la fréquentabilité du Burkina Faso au regard du contexte sécuritaire. C’est pourquoi nous sommes venus demander l’onction politique afin de rassurer les 500 participants qui viendront de l’extérieur », a confié Abdoulaye Ouédraogo.

De nos jours, le système agroécologique offre des opportunités de tenir compte des existances locales, de pouvoir utiliser des pouvoirs locaux pour aménager des terres et faire une sélection participative des graines pour trouver un modèle d’agriculture qui favorise la rentablité mais aussi l’efficience, a relevé Abdoulaye Ouédraogo.

Le président du CNABIO estime également que les agriculteurs burkinabè dépensent enormément dans les intrants agricoles, dans « les pesticides chimiques qui sont nuisibles à la santé de la terre ainsi qu’à la santé des populations et pèsent beaucoup sur le budget familial ». A l’entendre, le défi actuel du Burkina Faso est d’arriver à « produire sans véritablement acheter beaucoup de choses de l’extérieur, qui peuvent s’avérer être des problèmes pour le domaine agricole ». Ce qui, pour eux, est « une révolution qui aidera les populations à manger à leur faim ».

Soamindi Gilbert Onadja (Stagiaire)
Minute.bf

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