La ministre des Sports de la jeunesse et de l’emploi, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, a présidé, ce mercredi 11 mars 2026 à Ouagadougou la revue annuelle 2026 du cadre sectoriel de dialogue « Travail, emploi et protection sociale » (CSD-TEPS).
Cette revue consacrée au bilan des actions menées en 2025, vise également l’ensemble des interventions de 2021-2025 et jettera le dé des mesures à prendre pour l’année en cours.
Depuis 2021, le secteur «Travail, Emploi et Protection Sociale » contribue activement à l’atteinte des objectifs nationaux, notamment à travers les piliers 2 et 3 du Plan d’Actions pour la Stabilisation et le Développement (PA-SD), intitulés respectivement : « Répondre à la crise humanitaire » et « Refonder l’État et améliorer la gouvernance ».
Selon la ministre des Sports de l’emploi et de la jeunesse, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, la session qui regroupe les différentes parties prenantes revêt un caractère particulier. Au-delà du bilan des actions menées en 2025, elle offre l’opportunité d’évaluer l’ensemble des interventions conduites sur la période 2021-2025, d’en apprécier les acquis et d’en tirer les enseignements nécessaires pour améliorer les futures interventions.

Un bilan satisfaisant…
Toujours selon la ministre en charge des sports et de l’emploi, au cours de l’année 2025, grâce à l’engagement soutenu de l’ensemble des acteurs, des résultats significatifs ont été enregistrés. Ainsi, le secteur TEPS affiche un taux de réalisation physique de 85,64% et un taux d’exécution financière supérieur à 100%, traduisant une mobilisation remarquable des ressources au service des priorités nationales.
« Malgré un contexte national marqué par la reconquête du territoire, des actions structurantes ont été mises en œuvre, permettant d’engranger des acquis majeurs, notamment : la création de 156 429 emplois décents; le financement de 17 200 projets ; l’autonomisation de 47 160 femmes dans le domaine de la production agro-pastorale », a présenté, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara.
À cela, s’ajoutent la contribution à la réduction de la pauvreté à travers l’octroi de crédits à 473 087 femmes en milieu rural, y compris des femmes déplacées internes, la prise en charge de 87 532 femmes et filles victimes de violences la prise en charge psychosociale de 1075 pupilles de la Nation et pupilles de l’État

Des avancées importantes ont également été enregistrées sur le plan normatif, notamment l’adoption de textes majeurs en matière de sécurité sociale. Il s’agit notamment de la loi instituant la coordination entre la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ainsi que du décret portant relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) de 30 684 FCFA à 45 000 FCFA.
« Ces performances sont le fruit de l’abnégation, du professionnalisme et du sens élevé de responsabilité des acteurs du secteur. Je tiens à leur adresser mes sincères félicitations et mes encouragements », a-t-elle fait savoir.
En dépit de ces progrès réalisés, il demeure encore des défis au titre desquels figurent le renforcement de la promotion du travail décent, la protection sociale, l’amélioration des mécanismes de gestion de catastrophes et des crises humanitaires, etc. Ces défis, a conclu Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, seront relevés à travers la mise en œuvre du PASD-TEPS 2026-2026, en cohérence avec le pilier 3 du plan RELANCE, consacré au développement du capital humain.

Notons que cette revue annuelle à connu la participation de Mathias Traoré, ministre des Serviteurs du peuple et du Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie Kaboré/Kabré, ministre de la Famille et la Solidarité.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf





