samedi 14 mars 2026
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Burkina : L’Appel de Manega lance le concept « Je donne ma main » pour la réconciliation

Le Comité de l’Appel de Manega qui a fait de la question de la réconciliation nationale son cheval de bataille était devant la presse, le mercredi 13 juillet 2022 à Ouagadougou. Objectif, lancer le concept « Je donne ma main » pour booster le processus de réconciliation.

Le Comité de l’appel de Manega s’est réjoui de ce que les autorités de la transition s’emploient « à préserver un climat de cohésion » en convoquant notamment les anciens chefs d’Etat.

Le comité a salué « cet acte majeur. » « Nous encourageons tous les acteurs à persévérer dans la voie ainsi ouverte », a soutenu le comité.

« Il faut savoir qu’aucun processus de paix et de réconciliation ne marche sur un chemin rectiligne », pense le comité de l’Appel de Manega qui « encourage Damiba et lui demande de s’armer de courage, de patience… ». « Damiba doit s’armer d’audace, de patience, de tact et de sérénité… Quand on est reconciliateur on va entendre tout, on va être traité de tout… », a soutenu Lookmane Sawadogo qui estime qu’aucune réconciliation ne peut se faire dans l’impunité. « Quelle réconciliation on peut faire avec l’impunité ? Ca n’existe nulle part. Le problème, c’est le mécanisme ! Qui a dit que la justice c’est devant le juge ? Entre nous on fait la justice ! », a-t-il ajouté.

C’est ainsi que le comité a lancé le concept « Je donne ma main pour la réconciliation et la paix. »

« Donner la main à l’autre ou accepter la main de l’autre au-delà des civilités. Par ce concept Je donne ma main (….) Nous voulons qu’on brise le mur de la haine… », ont expliqué les porteurs du concept.

« Pour nous, tout ce qui va dans le sens de la réconciliation n’a pas de moment… Pour nous, c’est une étape majeure, le retour des exilés politiques, peu importe le moment… Nous sommes au bord du precicipes (…) Nous avons une reponse qui est celle de la justice transitionnelle avec une application transitionnelle… Nous pensons que la question de la réconciliation ne peut pas être une question de justice classique… », a soutenu Lookmane Sawadogo, notant que le si le Burkina Faso se trouve dans la situation actuelle de crise, c’est parce que le pays est divisé.

« Vous ne pouvez pas combattre une nation qui est soudée. L’exemple c’est le Viêtnam (…) L’armée est aussi le reflet de la société. De la même manière nous sommes divisés, c’est ainsi nous divisons l’armée », a regretté M. Sawadogo.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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