Le Directeur général (DG) de l’ONI, Arzouma Parfait Louré a présenté sur les antennes de la télévision nationale du Burkina (RTB) la nouvelle Carte d’identité biométrique de l’Alliance des États du Sahel (CIB-AES). Il a précisé qu’elle remplacera progressivement la carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) actuellement en circulation et sera obligatoire à partir de 2031.
Cette nouvelle CIB-AES est selon le premier responsable de l’ONI, une initiative qui s’inscrit dans la dynamique d’harmonisation des systèmes d’identification au sein des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). « La CIB AES reste avant tout une carte nationale d’identité », a précisé Arzouma Parfait Louré, le DG de l’ONI. Il a indiqué que le nom du pays et le drapeau burkinabè y figurent clairement sur la carte.
Aussi, il a fait remarquer que le logo de l’AES est apposé aussi bien au recto qu’au verso de la carte, tandis que la mention « Carte d’identité AES » est inscrite en français et en anglais, traduisant la volonté de disposer d’un document conforme aux standards communs de la sous-région.
La nouvelle carte, a assuré le DG de l’ONI, marque une avancée technologique significative. Fabriquée en polycarbonate, un matériau plus résistant que le teslin utilisé pour la CNIB, la CIB AES, selon M. Louré, intègre 16 éléments de sécurité, conformes aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Autre innovation majeure avec la CIB-AES, le processus d’enrôlement devient entièrement électronique. Concrètement, les empreintes digitales, la signature et la photo seront désormais capturées directement sur ordinateur, garantissant une meilleure qualité des données biométriques par rapport à l’ancienne carte.
La CIB-AES pourra être délivrée dès l’âge de 5 ans et deviendra obligatoire à partir de 13 ans. La production de masse est annoncée pour janvier 2026, avec un coût fixé à 3 500 francs CFA, soit 1 000 francs de plus que la CNIB actuelle. Pour Arzouma Parfait Louré, cette hausse est justifiée par les innovations technologiques et les dispositifs de sécurité intégrés, tout en restant « accessible pour la population ».
Dans le cadre de la transition, les CNIB déjà en circulation resteront valables jusqu’en janvier 2031, soit une période de cinq ans. Passé ce délai, la CNIB sera définitivement retirée de la circulation dans l’ensemble de l’espace AES.
Le directeur général de l’ONI a par ailleurs rappelé que la CIB AES constitue la cinquième génération de cartes d’identité burkinabè, après la carte du citoyen voltaïque de 1960, la carte nationale d’identité voltaïque de 1976, la CIB de 1984 et la CNIB actuelle.
Reconnaissant les difficultés rencontrées par certains citoyens pour l’obtention de pièces d’identité, Arzouma Parfait Louré a rassuré que ces désagréments sont liés à la phase de transition. « Tout sera normalisé dès le début de la production de masse de la CIB AES. Nous faisons de notre mieux pour répondre aux besoins d’identification de la population », a-t-il assuré.
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