À la suite de la décision gouvernementale actant une baisse significative des prix des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux inscrits dans le circuit de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG), le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, a effectué une visite de suivi et de contrôle, ce mardi 3 mars 2026, dans trois formations sanitaires de Bobo-Dioulasso, à savoir le Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Do, le Centre hospitalier universitaire (CHU) Sourô Sanou et le Centre médical urbain du secteur 24.
Cette sortie terrain intervient après l’entrée en vigueur, le 1er mars, de la décision adoptée en Conseil des ministres le 12 février dernier relative à la baisse des prix. « Il était tout à fait indiqué, en tant que ministre de la Santé, avec mes collaborateurs, de faire cette sortie terrain pour voir l’effectivité de cette baisse », a déclaré le ministre.
Au terme des visites, le constat se veut rassurant. « Nous avons fort heureusement constaté que les prix ont effectivement connu une baisse. Les prix de vente publique sont affichés et la disponibilité, fort acceptable, s’est améliorée », a souligné Dr Kargougou.
Selon lui, certaines formes comprimées enregistrent des baisses allant jusqu’à 67 %, les sirops jusqu’à 20 %, tandis que des formes injectables 53% et certains consommables connaissent des réductions pouvant atteindre 72 %.

Au-delà des constats administratifs, l’enthousiasme est également perceptible chez les usagers rencontrés dans les formations sanitaires. Porgo Madi, commerçant résidant à Bobo, accompagnant d’un malade au CHU Sourô Sanou, ne cache pas sa satisfaction : « La décision gouvernementale est vraiment salutaire. Rien de tel pour soulager les populations. Je viens de payer des produits et vraiment, c’est un soulagement. Je salue cette mesure de baisse qui soulage grandement les ménages. »
Même son de cloche au Centre médical urbain, où Gnonta Gnanou, produits en main, témoigne : « La baisse est très significative. Ce produit contre le palu, je le payais à 2 000 F avant la mesure gouvernementale. Aujourd’hui, je l’ai à 300 F. C’est donc une mesure salutaire et nous ne cesserons de traduire nos remerciements aux autorités. » Et d’ajouter que « c’est un effort qui a été fait par le gouvernement pour faire en sorte que le médicament soit disponible », rappelant que cette mesure vise à alléger le fardeau financier des ménages.
Pour le premier responsable du département de la Santé, cette réforme s’inscrit en droite ligne avec la vision du Chef de l’État, qui ambitionne de garantir à chaque Burkinabè, notamment le Burkinabè lambda, un accès équitable à des soins, services et prestations de nutrition de qualité.
En s’adressant aux personnels de santé, le ministre les a exhortés à demeurer professionnels et disponibles : « Il s’agit de faire preuve d’empathie et de respecter de façon rigoureuse les prix retenus par le Conseil des ministres. »

À l’endroit des populations, le message est tout aussi clair : fréquenter davantage les formations sanitaires et faire confiance à un personnel qualifié et engagé. « Tout ce qui peut être fait pour que les Burkinabè puissent avoir un meilleur accès aux services de santé sera fait », a-t-il assuré.
À travers cette visite de terrain, les autorités sanitaires entendent non seulement s’assurer de l’application effective des mesures décidées, mais aussi réaffirmer leur détermination à rapprocher davantage les services de santé des populations.
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