lundi 12 janvier 2026
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Bamako : Les bureaux du géant minier canadien Barrick Gold fermés pour « non-paiement d’impôts »

Les autorités maliennes ont fermé, mardi 15 avril 2025, les portes du siège à Bamako de la société minière canadienne Barrick Gold pour « non-paiement d’impôts ».

Cette décision découle d’un désaccord entre l’État malien et l’entreprise, autour d’arriérés d’impôts que le gouvernement reclame. L’origine de ce bras de fer remonte à 2023, quand le Mali a adopté un nouveau code minier, renforçant les droits de l’État, notamment en matière de participation dans les projets aurifères. Barrick Gold, géant basé à Toronto, n’a pas tardé à émettre des réserves sur certains aspects du nouveau texte. Depuis, les discussions n’ont cessé, sans aboutir à grand chose. En janvier 2025, le conflit a pris une nouvelle tournure, lorsque les autorités ont saisi près de trois tonnes d’or, estimées à 245 millions de dollars, invoquant des obligations fiscales non remplies.

En février, un accord avait pourtant été trouvé. Barrick s’engageait à verser 275 milliards de francs CFA (environ 438 millions de dollars) en échange de la restitution de l’or, de la reprise des exportations, de la libération de ses employés détenus et de la relance des activités. Mais la mise en œuvre de ce compromis semble désormais bloquée. La société accuse certaines franges de l’administration malienne de freiner l’application de l’accord pour des raisons politiques ou personnelles. Le gouvernement, lui, garde le silence sur ce point.

Ce mardi, dans un communiqué, Barrick a confirmé que ses bureaux de Bamako avaient été fermés sur ordre des autorités. Elle se dit néanmoins toujours prête à relancer ses opérations si les conditions de l’accord de février sont respectées. L’accès à ses installations dans la capitale est désormais interdit à ses équipes. En parallèle, le groupe a commencé à redéployer une partie de son personnel malien vers d’autres sites, notamment la mine de Kibali en République démocratique du Congo. Selon Reuters, quarante employés ont déjà été transférés, et une centaine d’autres pourraient suivre.

Cette crise survient dans un contexte plus large, marqué par une montée du nationalisme économique au Sahel. Les autorités maliennes ont décidé depuis quelques années, de renforcer leur contrôle sur le secteur extractif, au profit de leurs populations.

Minute.bf

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