Gouvernement de Transition : Le CNEI-BF/Centre « prend acte » de la décision de Donatien Nagalo

La section du Centre du Conseil national de l’Economie informelle du Burkina Faso (CNEI-Bf), prend acte de la décision de Roch Donatien Nagalo, de jeter l’éponge, après les manifestations qui ont émaillé sa nomination à la tête du département du commerce. Elle l’a exprimé au cours d’une conférence de presse, le mercredi 09 novembre 2022 à son siège sis à Ouagadougou.

Elle était l’une des premières organisations du commerce à contester Roch Donatien Nagalo dès le lendemain de sa nomination à la tête du ministère en charge du Commerce, le 25 octobre dernier. Le bureau régional du Centre du CNEI-BF, puisque c’est de cette organisation qu’il s’agit, à la suite de la décision de M. Nagalo de jeter l’éponge, a réagi : « nous prenons acte ! »

Tournant ainsi la page Nagalo, le Secrétaire général du CNEI-BF/Centre, Moussa Dabo a lancé un appel à « l’union sacrée » de tous les commerçants et commerçantes, les organisations professionnelles et l’ensemble du monde économique, « dans la concertation, le patriotisme, la paix et l’écoute des petits comme des grands (…) pour un avenir radieux de [l’] économie dans sa quête de paix et de cohésion sociale ».

Aussi, le bureau régional du Centre du CNEI-Bf a-t-il réitéré son soutien au président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré et au Premier ministre Me Apollinaire Kyélem de Tambela et à son gouvernement, avant de décliner les critères qu’il attend du futur ministre en charge du commerce. « Nous n’avons pas pour prétention ni d’ambition d’imposer un ministre », a relevé Harouna Kaboré, SG du CNEI-BF avant de proposer : « nous voulons quelqu’un qui peut rassembler tout le monde, qui a de l’expérience [parce qu’] à l’heure actuelle dans le monde des affaires, il y a tellement de problèmes… »

Les conférenciers ont également invité le gouvernement à rester à l’écoute du secteur informel, « seul secteur économique qui contribue à apaiser les tensions sociales en fournissant plus de la moitié des emplois » au Burkina Faso. Dans ce sens, ils ont suggeré au gouvernement de « définir les bonnes incitations » en augmentant par exemple « les avantages liés à la formalisation » et en éliminant « les obstacles existant (…) à la transition vers l’économie formelle » dont « le coût excessif, la législation trop complexe ou inadaptée ».

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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