lundi 26 janvier 2026
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Djibo: Des négociateurs ramènent des dizaines de combattants à la maison

Le Journal Jeune Afrique dans sa parution pour le mois d’avril 2021 a fait un grand format sur le Burkina Faso. Des questions de développement à l’insécurité en passant par la réconciliation nationale, nos confrères sont revenus point par point sur les grands chantiers du premier gouvernement du second mandat du président Roch Kaboré. Sur la question terroriste notamment, le journal a, dans ses colonnes, fait cas de service de « négociateurs locaux pour le retour des ‘enfants perdus’ » dans la zone de Djibo.

Selon nos confrères de Jeune Afrique, à la suite d’actions d’« une dizaine de négociateurs locaux » dans la zone de Djibo pour le retour des enrôlés au terrorisme, « des dizaines de combattants auraient déposé les armes ». Comme pour étouffer l’avancée de l’hydre terroriste dans la localité, un des négociateurs a confié à Jeune Afrique qu’ils saivent que « si l’Etat islamique (EI) s’y installait cela serait dangereux pour les autochtones ». En effet, alors que l’EI arrivait en force dans la zone de Djibo et de l’Oudalan, les négociateurs pensent qu’il fallait trouver des moyens pour opposer les groupes terroristes entre eux, d’autant plus que certains groupes comme « le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM)ou Ansarul Islam sont favorables aux pourparlers, contrairement à l’EI, qui a des méthodes violentes et considère les Burkinabè comme des mécréants. » 

Ainsi, à en croire Jeune Afrique, les groupes terroristes locaux ont accepté l’offre de dialogue, alors que l’EI a catégoriquement refusé. Cette situation a abouti à des affrontements sanglants entre ces groupes terroristes selon le négociateur, qui en veut pour preuve ceux survenus au mois de février dans les environs de Gountouré, près de Déou, où environ 200 combattants de l’EI ont été tués.

Tout de même, « il n’y a pas de négociations en tant que telles avec les chefs jihadistes », précisent Jeune Afrique qui souligne qu’il s’agit d’une réponse endogène face au mal du terrorisme, d’une prise en charge de la question par les communautés locales elles-mêmes. Précisément, ce sont les religieux et les notables coutumiers qui invitent « leurs enfants à venir exprimer leurs préoccupations. ».

Dans le journal, vous trouverez plus de détails concernant cette affaire de négociateurs.

Minute.bf

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