Le Syndicat national des Encadreurs pédagogiques du premier Dégré (SNEP) n’est pas satisfait du statut particulier du métier de l’éducation, formation et promotion de l’emploi, adopté et signé le 30 mars 2020. Au cours d’une conférence de presse à la Bourse du Travail de Ouagadougou le mardi 21 mars 2020, le syndicat a donné de la voix.
« Le monde de l’éducation en général et les encadreurs pédagogiques du primaire en particulier avaient de fortes attentes dans la rédaction du statut valorisant des personnels de l’éducation et de la le recherche. Mais à l’arrivée, leur douleur s’est aggravée », a regretté l’Inspecteur de l’Enseignement du premier degré et par ailleurs, Secrétaire général du SNEP, Pierre Zangré.
Pour le SNEP, au lieu d’améliorer leur situation, le statut valorisant vient « infliger de nouvelles peines » aux Instituteurs principaux (IP), aux Conseillers pédagogiques itinérants (CPI) et aux Inspecteur de l’Enseignement du premier Degré (IEPD) notamment en fusionnant leurs emplois en un seul, celui des Inspecteurs de l’Enseignement primaire et de l’Education non-formelle (IEPENF).
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A en croire le SNEP, avec le nouveau statut, les IP sont soumis à une formation de 3 ans pour être reclassés en catégorie A1, soit une année de plus comparativement aux autres fonctionnaires. Quand aux CPI, c’est également une année supplémentaire de formation qui leur est demandée par le nouveau statut pour atteindre le niveau A1. Enfin, le supplice devrait durer 3 ans pour les IEPD alors que les autres agents de la fonction publique sont formés en 2 ans pour atteindre la catégorie A1.
Autres injustices dénoncées par M. Zangré et ses camarades, c’est « le refus d’ouverture d’une passerelle pour les encadreurs pédagogiques (IP, CPI, IEPD) titulaires de master vers les corps de professeurs agrégés ouvert pourtant aux étudiants titulaires de master ».
Les exigences du SNEP
Face à « toutes ces injustices, le SNEP dit avoir adressé des correspondances au Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabetisation et de la Promotion des Langues nationales (MENAPLN), au Premier Ministre et au Président du Faso.
Par ailleurs, selon le SG du SNEP, au cours d’une audience avec le MENAPLN, promesse leur a été faite d’examiner leurs inquiétudes. Cependant, « cela a-t-il été fait ou pas ? », la question reste accrochée aux lèvres des encadreurs pédagogiques.
En outre, tout en rejetant le nouveau statut adopté le 30 mars 2020, le SNEP exige du gouvernement, « le passage des IC en A3 par examens spéciaux »; « le reclassement des IP en A1 avec une année de formation complémentaire »; « le reclassement des CPI en A1 sans condition » et le « reclassement des IEPD en PC sans condition ».
Faute de cela, le SNEP menace d’employer des moyens syndicaux et/ou judiciaires pour se faire entendre.
Franck Michaël KOLA
Minute.bf






