Le réalisateur Richard Tiéné a présenté, le lundi 26 octobre 2026, au Centre culturel du Faso, un documentaire de 70 minutes consacré à l’immersion patriotique obligatoire au Burkina Faso. À travers des témoignages et des scènes de terrain, le film ambitionne de conserver une trace de cette expérience et de mettre en lumière son rôle dans l’éducation de la jeunesse. L’événement s’est déroulé en présence du ministre d’État chargé de la Guerre, le général de division Célestin Simporé.
L’avant-première du long-métrage documentaire « Immersion patriotique obligatoire : serment d’une génération », dont la version grand écran compte 90 minutes, retrace le dispositif mis en place pour les nouveaux bacheliers : 30 jours de formation civique, patriotique et militaire. À travers des profils atypiques, le réalisateur met en lumière la prise de conscience des jeunes face aux orientations voulues par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, afin de préparer le pays aux défis actuels et futurs.

Pour le ministre d’État chargé de la Guerre, le général de division Célestin Simporé, cette initiative participe à la construction d’une nation souveraine. « Si nous voulons construire une nation digne de ce nom, une nation souveraine, indépendante et bien développée, nous ne pouvons pas faire l’économie de la formation de la jeunesse », a-t-il déclaré, saluant le travail du réalisateur qui contribue, selon lui, à poser les bases du développement du pays.
Parti de sept heures de rushes, selon le réalisateur Richard Tiéné, le travail de montage a abouti à une version de 70 minutes. L’ambition est de proposer ultérieurement un format de 90 minutes destiné au grand écran.

À travers cette production, Richard Tiéné dit avoir voulu montrer la réalité de l’immersion, sans recourir à des comédiens ni orienter les témoignages. « Ce ne sont pas des comédiens. Ce sont des acteurs vrais de l’immersion qui ont parlé, des élèves qui ont eu le bac, et c’est la réalité. Nous avons voulu montrer les faits. Et les faits sont sacrés en termes de production journalistique », a-t-il souligné, précisant que l’équipe a travaillé librement, sans directives imposées.
Au-delà des activités quotidiennes, le film met l’accent sur la prise de conscience des jeunes et sur leur engagement envers leur pays. Pour le réalisateur, l’immersion ne doit pas être perçue comme une simple formalité permettant d’obtenir une attestation, mais comme une étape dans la formation des citoyens de demain.

Présente à la projection, la réalisatrice Kady Touré a salué une œuvre qu’elle juge nécessaire. Elle estime que le documentaire permet de mieux comprendre le travail accompli en amont pour préparer la jeunesse à connaître son pays, à comprendre l’Afrique et à contribuer au développement national. « J’ai suivi le film de Richard Tiéné ; franchement, j’ai pleuré par moments, j’ai ri par moments. C’était vraiment magnifique, c’est un chef-d’œuvre, et franchement, félicitations à lui. Je pense que ce film était vraiment nécessaire. Nécessaire par le contenu, nécessaire par ce qui est dit dedans », a-t-elle déclaré.
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