Le Comité technique de délivrance de la carte de presse, conduit par son président, Gontran Julien Marcus Kouaman, a effectué une visite dans les locaux de Minute.bf, ce jeudi 15 octobre 2026. Cette rencontre a été l’occasion pour les membres du comité d’échanger avec les journalistes du média sur les conditions d’obtention de la carte de presse et les avantages qui y sont liés.
La carte de presse est un document officiel attestant qu’une personne exerce la profession de journaliste à titre principal, de manière régulière et rétribuée. Dans un contexte où le droit à l’information demeure un enjeu majeur, elle constitue un outil essentiel pour la reconnaissance du statut professionnel des journalistes et l’exercice de leur mission d’information.

Selon Gontran Julien Marcus Kouaman, Président du comité de délivrance de la carte de presse, depuis son installation le 5 juin 2025, le comité a engagé des démarches auprès de plusieurs structures étatiques et privées afin de valoriser davantage la carte de presse et permettre aux professionnels des médias qui en sont détenteurs, de bénéficier d’avantages. Ces avantages, dit-il, concerneront le logement, le transport et l’éducation. « Nous allons bientôt transmettre la liste des structures qui ont accepté de signer des conventions avec nous pour accorder ces avantages aux journalistes et également à leurs enfants », a indiqué Gontran Julien Marcus Kouaman.
S’agissant des conditions d’obtention de la carte, le président du comité a précisé que les titulaires d’un diplôme en sciences et techniques de l’information, option journalisme ou technicien, peuvent y prétendre dès lors qu’ils exercent au sein d’un organe de presse ou comme journalistes indépendants, sous réserve de remplir les autres conditions requises. Pour les professionnels ne disposant pas d’un diplôme dans le domaine des sciences de l’information, une expérience professionnelle de deux ans au sein d’un organe de presse est exigée pour ceux ayant un niveau universitaire. Cette durée est portée à trois ans pour les personnes ne disposant pas de ce niveau d’études.
Le président du comité a par ailleurs insisté sur l’importance de la carte dans l’exercice quotidien du métier de journaliste. « Si aujourd’hui vous avez une difficulté en justice, vous aurez du mal, par exemple, à prouver votre qualité de journaliste si vous n’avez pas la carte de presse », a-t-il averti. Il a également souligné que l’accès à certaines cérémonies ou la collecte d’informations sur le terrain peuvent être plus difficiles en l’absence de ce document.

Face à ces enjeux, Gontran Julien Marcus Kouaman a une nouvelle fois exhorté les journalistes à constituer et à déposer leurs dossiers auprès du Comité technique afin de se faire délivrer leur carte de presse.
Les journalistes de la rédaction de Minute.bf ont salué cette initiative de sensibilisation et exprimé leur disponibilité à prendre les dispositions nécessaires pour l’établissement de cette pièce professionnelle. Du reste, ils ont relevé que la plupart d’entre eux disposent déjà de la carte de presse.
Pour rappel, la carte professionnelle de journaliste a été instituée par l’arrêté n°2009-0002/CSC/CAB du 30 avril 2009, conformément à l’article 47 de la loi n°56-93/ADP du 30 décembre 1993. Cet arrêté fixe les modalités d’acquisition de la carte de presse et du laissez-passer au Burkina Faso. Selon ses dispositions, la carte de presse est délivrée uniquement aux journalistes professionnels et assimilés.
Nadège KINDA
Minute.bf







