Le Conseil des ministres, réuni ce jeudi 24 septembre 2026 sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, a adopté le projet de loi portant Code de la santé publique. Cette réforme vise à actualiser le cadre juridique du secteur de la santé et à mieux encadrer la prise en charge médicale au Burkina Faso.
Le Burkina Faso s’apprête à se doter d’un nouveau Code de la santé publique. Le projet de loi a été adopté par le Conseil des ministres, en remplacement du texte précédent datant de 1994.
Selon le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou, cette réforme est rendue nécessaire par « l’obsolescence » du cadre juridique actuel. Elle doit permettre de disposer d’un outil de régulation adapté aux évolutions du système de santé et aux nouveaux enjeux sanitaires.
Le nouveau Code prévoit plusieurs innovations dans le domaine sanitaire. Il intègre notamment des dispositions relatives au don d’organes et à la promotion du secteur privé de santé. Le texte consacre également la prise en compte explicite des soins palliatifs à tous les niveaux du volet sanitaire, afin de renforcer leur intégration dans l’offre de soins.
La réforme prévoit par ailleurs un renforcement de la vigilance sanitaire et de la régulation du marché pharmaceutique, dans l’objectif d’améliorer l’encadrement du secteur et la sécurité sanitaire.
Toujours selon le ministre de Santé le projet de loi prévoit aussi la création d’un corps de réserve sanitaire. Cette disposition vient compléter les mécanismes de mobilisation des ressources humaines en santé en fonction des besoins du système sanitaire.
À travers ce nouveau Code, le Gouvernement entend ainsi adapter le cadre légal aux réalités actuelles du secteur et contribuer à l’amélioration de la prise en charge médicale ainsi qu’à un accès équitable aux soins pour l’ensemble de la population.
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