Après leur immersion à l’Académie de police, la première cohorte des appelés à l’immersion patriotique des professionnels des médias a participé à une journée de don de sang, le lundi 21 septembre 2026 à Ouagadougou. Organisée en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), cette initiative citoyenne vise à renforcer les réserves sanguines et à répondre aux besoins des patients dans les formations sanitaires.
Il s’agit de leur première action depuis leur immersion patriotique, plus d’un mois auparavant. En cette saison pluvieuse marquée par la recrudescence du paludisme et de la dengue, les centres de santé ont régulièrement besoin de sang pour prendre en charge les patients. C’est pour répondre à cette exigence sociale que le premier contingent des appelés à l’immersion patriotique a organisé cette journée de don de sang.

Selon David Saba, journaliste à Radio Horizon FM, cette activité vise à mettre en pratique les valeurs de solidarité acquises lors de l’immersion patriotique. « Nous avons décidé d’organiser une activité de don de sang pour mettre en application ce que nous avons appris tout au long de notre séjour au sein de l’Académie de police. C’est un don de sang, un acte patriotique et solidaire. Il faut être solidaire envers les personnes qui sont dans le besoin », a-t-il déclaré.
Pour lui, la saison pluvieuse correspond à un moment où le besoin en sang est crucial, d’où la nécessité de leur action. « Vous savez que nous sommes en saison pluvieuse et que le paludisme sévit. Il faut aussi contribuer à la prise en charge des blessés de guerre, des femmes et des enfants. C’est ce qui nous a particulièrement motivés à tenir cette activité », a-t-il ajouté.

Pour Alice Thiombiano, de Faso7, cette journée était nécessaire, tant pour les journalistes au regard de leur responsabilité sociale que pour les bénéficiaires. « Moi, je n’ai pas donné pour des raisons de santé. Mais les autres journalistes qui remplissaient les conditions l’ont fait. Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas donner son sang qu’on doit s’absenter, et ce n’est pas non plus parce qu’on ne peut pas donner son sang qu’on est exclu de l’activité. Donc, pour moi, c’était une question de venir mobiliser et de participer à cette activité », a-t-elle expliqué.
De son côté, Roukiatou Soma, de L’Observateur Paalga, a également tenu à apporter sa contribution. « C’était normal de participer en tant que membre de cette cohorte à cette belle initiative », a-t-elle expliqué, avant d’inviter les personnes remplissant les conditions à suivre cet exemple. Pour elle, donner son sang constitue un geste citoyen qui peut contribuer directement à sauver des vies. « Il n’y a rien de tel que de contribuer à sauver une vie », a-t-elle ajouté.
Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), par la voix de Dre Déborah Yé, a salué l’initiative tout en invitant les organisateurs à la pérenniser. « Nous saluons cette initiative des journalistes qui ont pensé aux malades dans les hôpitaux et qui ont besoin de sang. C’est vraiment une belle initiative et j’espère que ce sera une activité qui va être perpétuée. Donc, on vous attend dans trois mois pour les hommes et dans quatre mois pour les femmes pour votre prochain don », a-t-elle apprécié.

Notons que cette journée s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions que les appelés à l’immersion patriotique des professionnels des médias entendent déployer.
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Jean-François SOMÉ
Minute.bf







