En marge de la 8e édition de la SAMAO et de la 1re Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de l’AES, le Directeur général d’Essakane SA est, par le détour d’un entretien, revenu sur l’engagement de la mine aux côtés des États du Sahel et sur les chantiers structurants du secteur. Les travaux se sont tenus à Ouagadougou du 14 au 19 septembre 2026.
Sponsor or de la 8e édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), couplée cette année à la 1re édition de la Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de la Confédération des États du Sahel (SEMH-AES), IAMGOLD Essakane SA confirme son statut de partenaire historique de la grand-messe minière ouest-africaine.
Pour cette huitième édition, placée sous le thème « Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les États africains », le choix de la thématique résonne comme une évidence pour Tidiane Barry, patron de la plus grande mine d’or du Burkina Faso. « Quand on parle de ressources extractives, la gouvernance est toujours au début et à la fin. C’est une affaire de gouvernance », insiste-t-il.

Selon Tidiane Barry, c’est la qualité de la gouvernance qui détermine la capacité d’un État à transformer une ressource naturelle en levier de développement durable. « C’est la bonne gouvernance qui permet que ces ressources soient exploitées de façon responsable, qu’il y ait de la création de richesses de façon optimale, et aussi qu’il y ait une juste répartition de ces richesses-là entre les différentes parties prenantes », a-t-il développé. Le Directeur général de Essakane SA a plaidé en faveur de cadres législatifs et réglementaires solides, garants d’une stabilité et d’une sécurité juridique pour les investisseurs, tout en assurant une redistribution équitable de la rente minière.
Pour IAMGOLD Essakane SA, la participation à cette édition couplée SAMAO-SEMH-AES revêt une dimension stratégique supplémentaire. L’intégration des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans la réflexion sur la gestion des ressources extractives constitue, aux yeux de Tidiane Barry, une avancée majeure. « Nos États sont en train de créer des cadres qui permettent d’amener une conjonction d’efforts, de facteurs, pour harmoniser un peu la gestion responsable des ressources naturelles et puis avoir une vision commune pour ces pays-là. Je pense que ça tombe à point nommé. C’est très bien pour notre espace », a-t-il félicité.
Le DG de Essakane SA a situé l’engagement de la Mine dans une trajectoire de longue haleine. « Essakane SA a toujours été un leader au niveau des bonnes pratiques dans l’industrie minière », a-t-il affirmé. Il a cité en exemple le contenu local, un chantier sur lequel la mine a joué un rôle précurseur bien avant que le législateur burkinabè ne s’en empare. « Aujourd’hui, ça a été légiféré. Mais Essakane a poussé l’ensemble des acteurs dans cette thématique du contenu local depuis bien longtemps », a souligné Tidiane Barry.
Le Burkina Faso a effectivement adopté en juillet 2024 une loi dédiée au contenu local dans le secteur minier, qui définit des mécanismes de développement des capacités nationales, de transfert de technologie et de sous-traitance aux entreprises locales.

Même logique s’agissant du capital humain. Le Directeur général met en avant la politique de l’entreprise en faveur de l’emploi national et de la relève. Les chiffres officiels confirment cette orientation : Essakane affiche un taux de 98 % de nationaux parmi ses effectifs, avec 2 402 employés en 2024. La mine a également scellé en octobre 2025 une convention avec la Direction générale des examens, de la certification et des concours pour la validation des acquis de l’expérience de ses employés.
Sur le volet environnemental, Tidiane Barry a revendiqué une position de précurseur. « La réhabilitation progressive et autres, on voit bien qu’Essakane est toujours précurseur en la matière », a-t-il assuré.
Cette dimension est d’autant plus sensible que le Gouvernement burkinabè a annoncé une application stricte de la réglementation relative au Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine à compter de 2026, avec obligation pour les sociétés minières de soumettre leurs plans de fermeture conformément au Code minier de 2024.
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Mathias KAM
Minute.bf







