Face aux défis sécuritaires et sociaux, Cheick Soufi Moaze Ouédraogo a appelé, de retour d’un congrès international des leaders soufis à Hongkong le jeudi 2 septembre 2026, les Burkinabè à cultiver l’acceptation mutuelle. Il a aussi demandé de faire de chaque citoyen un « ambassadeur de la paix ».
Placée sous le thème du comportement du soufi en milieu laïque et de sa contribution à la paix, le congrès international des leaders soufis a réuni des érudits venus de presque tous les continents pour échanger sur le rôle des guides spirituels dans la cohésion des nations.
Au cœur des débats, une conviction partagée selon laquelle, les leaders religieux, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, possèdent un atout majeur, leur proximité avec les populations et leur capacité à être écoutés.
Cheick Soufi Moaze Ouédraogo a insisté sur la nécessité pour ces guides d’utiliser cette influence pour prêcher l’amour de l’autre et l’acceptation des différences, tout en donnant l’exemple. « L’objectif c’est d’utiliser cet atout pour vraiment prêcher à chaque fois la paix, l’acceptation de l’autre, en donnant nous-mêmes d’abord l’exemple. Cela aidera beaucoup dans la recherche de la paix dans le monde entier », a-t-il déclaré.
À l’issue de ce congrès, les participants ont formulé des recommandations, notamment celle de former les disciples à la tolérance religieuse et à l’acceptation de l’État dans sa diversité. L’objectif est de déployer, dans les années à venir, des actions de cohésion sociale dans chaque pays représenté.
Cheikh Moaze a également mis en avant l’expérience burkinabè comme un modèle à partager, citant la présence des Êvêques aux prières de la Tabaski et du Ramadan comme un signe fort de respect interconfessionnel. Il a toutefois souligné que cette dynamique doit être approfondie et développée davantage.
Saluant l’organisation de visites entre communautés religieuses et l’enseignement de la retenue dans les discours, le guide soufi a tenu à rassurer ses compatriotes sur l’avenir du Burkina Faso. Il a lancé un appel solennel à l’ensemble des Burkinabè, les invitant à s’accepter et à se respecter mutuellement. Pour Cheikh Moaze, la paix ne saurait exister sans cette acceptation réciproque. « Que chacun fasse tout pour devenir un ambassadeur de la paix, même dans sa cour. Quand cela deviendra ainsi, il y aura la paix partout », a-t-il conclu, affirmant que le Burkina, béni par ses ancêtres, continuera d’être protégé par la grâce divine.
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