Le fondateur de l’Église Tabernacles des fils du Royaume des Cieux, « Moumouni Ibrahima dit Pasteur Guillaume », a été condamné le vendredi 28 août 2026 à 11 ans d’emprisonnement et à une amende d’un million de francs CFA par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II. Il est reconnu coupable de viol aggravé, de harcèlement sexuel, d’escroquerie et d’abus de faiblesse sur plusieurs fidèles.
La justice burkinabè a rendu son verdict. Le vendredi 28 août 2026, la chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II a condamné Moumouni Ibrahima, connu sous le nom de « Pasteur Guillaume ou le Patriarche », à une peine de 11 ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende d’un million de francs CFA. Le tribunal a également prononcé son interdiction définitive du territoire burkinabè à l’issue de sa peine.
Le pasteur, fondateur de l’Église Tabernacles des fils du Royaume des Cieux, était poursuivi pour des faits graves.
Selon le parquet, il usait de sa position spirituelle pour contraindre ses fidèles à entretenir des relations sexuelles avec lui, recourant à des subterfuges ou à des menaces de mort. Il était également accusé d’avoir extorqué des sommes d’argent à plusieurs victimes, dont la plaignante à l’origine de l’enquête ouverte en juin 2026.
À l’issue des débats, le tribunal a retenu les chefs de viol aggravé, tentative de viol aggravé, harcèlement sexuel, menaces sous condition, escroquerie et abus de faiblesse. En revanche, les poursuites pour complicité d’outrage public à la pudeur, esclavage sexuel et blanchiment de capitaux n’ont pas été retenues dans le jugement définitif.
Au-delà des peines principales, la juridiction a ordonné la confiscation au profit du Trésor public des sommes placées sous scellé. Le pasteur a en outre été condamné à verser un total de 21 millions de francs CFA à deux victimes qui s’étaient constituées parties civiles. Pour garantir le paiement de ces amendes et dommages-intérêts, le tribunal a fixé la contrainte judiciaire à deux mois d’emprisonnement.
Dans un communiqué publié à l’issue de l’audience, le Procureur du Faso a salué l’ensemble des acteurs judiciaires impliqués dans ce dossier, depuis l’enquête de police judiciaire jusqu’au jugement. Il a également encouragé les victimes à poursuivre la dénonciation des infractions auprès des autorités compétentes, soulignant l’importance de la parole libérée dans ce type d’affaires.
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