Pour avoir augmenté leurs prix de façon unilatérale, malgré l’encadrement des tarifs, 17 sociétés de transport de voyageurs au Burkina Faso écopent de pénalités financières. Le Gouvernement, à travers un arrêté signé par le Ministre d’État, ministre en charge de la mobilité, Émile Zerbo et le ministre en charge de l’économie, Dr Aboubakar Nacanabo, ordonne un retour strict aux prix en vigueur et menace de suspension les contrevenants.
Face à l’augmentation du prix du gasoil, passant de 675 à 750 FCFA le litre à compter du 10 août 2026, le Gouvernement burkinabè avait clairement mis en garde contre toute tentative de répercussion automatique sur les tarifs des transports.
La Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) avait également exprimé ses craintes quant à un « effet domino » sur le pouvoir d’achat des ménages.
Malgré ces avertissements, plusieurs compagnies ont procédé à des augmentations. Pour répondre à ces infractions, un arrêté ministériel a été signé. Cet arrêté, faisant suite à une lettre adressée à la Fédération nationale des acteurs du transport routier du Burkina (FENAT) le 21 août 2026, vise à rétablir l’ordre dans le secteur.
Des pénalités financières et un ultimatum
L’article 1 de l’arrêté prononce une pénalité pour « augmentation unilatérale des tarifs » à l’encontre de 17 sociétés. La liste comprend les plus grandes compagnies du Burkina Faso : RAKIETA, TSR, SKI, FTS, STAF, TKF, TTE, SOTRADIF, CTKE WAYS, ROYAL TRANSPORT, HELENA, RAHIMO, LERE TRANSPORT, FARAFINA TOURS, SARAMAYA, SBTA et CTROF.
Conformément à l’article 2, le montant des amendes est calculé sur la base des sommes perçues indûment depuis le 22 août 2026. Ces montants, (détaillés dans le tableau annexé), doivent être versés au Trésor public dans un délai très court : 72 heures à compter du 31 août 2026, comme le stipule l’article 3.

Des sanctions sévères en cas de récidive
Les autorités ne comptent pas s’arrêter à ces sanctions financières. L’article 4 précise qu’un retard de paiement entraîne une majoration de 10% par jour de dépassement. En cas de non-paiement au-delà d’un mois, la société fautive verra son activité de transport de voyageurs suspendue sur toute l’étendue du territoire national.
L’article 5 est tout aussi clair : les 17 sociétés ont l’obligation impérieuse de « ramener les tarifs en vigueur à la date du 21 août 2026 ». Toute société qui ne respecterait pas cette disposition s’expose également à une suspension immédiate de ses activités.
Cette décision ferme du Gouvernement, prise dans un contexte de « vie chère », vise à protéger le pouvoir d’achat des Burkinabè et à garantir le respect de la réglementation. L’arrêté est entré en vigueur dès sa signature ce 28 août 2026.
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