La route n’est pas un champ de bataille, mais un espace que tous les usagers doivent partager avec responsabilité. Au Burkina Faso, les statistiques du ministère de la sécurité pour le mois de juillet 2026 montrent une évolution préoccupante de l’accidentalité routière.
Au cours de ce mois, 1 744 accidents de la circulation ont été enregistrés, faisant 1 459 blessés et 113 décès sur place. Comparativement à juin, le nombre d’accidents a reculé de 4,49 % et celui des blessés de 5,07 %. En revanche, les décès ont augmenté de 24,18 %, passant de 91 à 113.
Ces chiffres traduisent une situation préoccupante. En effet, malgré la baisse du nombre d’accidents et de blessés, les accidents enregistrés en juillet se sont révélés plus meurtriers. Les routes nationales concentrent une part importante des accidents et des décès.
Certaines plages horaires apparaissent particulièrement accidentogènes. La période comprise entre 16 heures et 20 heures enregistre un nombre élevé d’accidents, tandis que les accidents survenus durant la nuit ont également occasionné de nombreux décès.
Les collisions entre motocyclettes et véhicules ont, à elles seules, causé 56 décès. Parmi les principales causes identifiées figurent l’inattention (29 %), l’imprudence (19 %) et l’excès de vitesse (15 %).
Le non-port du casque demeure également une source majeure de préoccupation. 88 % des usagers de deux-roues impliqués dans des accidents ne portaient pas de casque, alors que cet équipement constitue l’un des principaux moyens de protection contre les traumatismes crâniens.
Une évolution encourageante est toutefois à relever. Depuis l’entrée en vigueur de la vidéoverbalisation, les premières tendances observées au cours de la première quinzaine d’août font apparaître une baisse du nombre d’accidents et du nombre de victimes selon les statistiques.
Le département de la sécurité rappelle que la sécurité routière passe également par la responsabilisation des familles. Les parents sont invités à encourager leurs enfants en âge de conduire à obtenir au préalable leur permis avant de leur confier une motocyclette ou tout autre engin motorisé. Cette démarche contribue à leur propre sécurité, mais aussi à celle de l’ensemble des usagers.
Minute.bf






