La Confédération des États du Sahel (AES) s’apprête à muscler son dispositif sécuritaire. Lors d’un entretien accordé le samedi 26 juillet 2026 à la télévision nationale nigérienne, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, président du Niger, a annoncé que les effectifs de la Force unifiée de l’AES passeront progressivement de 5 000 à 18 000 soldats.
Cette montée en puissance, décidée par les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger, s’inscrit dans une stratégie de renforcement des capacités militaires de la Confédération.
L’objectif est de répondre avec davantage d’efficacité à la menace terroriste qui frappe l’espace sahélien.
Installé à Niamey, l’état-major opérationnel de la Force unifiée est déjà opérationnel et a mené plusieurs interventions sur le terrain. Sans entrer dans le détail de ces actions, le chef de l’État nigérien a rappelé que les impératifs de sécurité imposent une discrétion stricte sur les plans et les opérations militaires en cours.
« Nous voulons atteindre 18 000 hommes car nous mesurons pleinement l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés », a déclaré Abdourahamane Tiani, à l’occasion d’un bilan des deux premières années d’existence de la Confédération des États du Sahel.
Ce renforcement progressif traduit la volonté de l’AES de bâtir une défense commune plus solide et d’approfondir la coopération militaire entre ses trois membres dans la lutte contre le terrorisme.
Minute.bf






