La phase pilote du Mois artistique et culturel (MAC) s’est achevée ce mercredi 15 juillet 2026 à Ouagadougou, sur une note de satisfaction. Placée sous le thème « Art, culture et savoirs endogènes à l’école : leviers d’enracinement identitaire, de résilience et de vivre-ensemble au Burkina Faso », la cérémonie de clôture a été marquée par le patronage du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, et le parrainage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, le Professeur Moumouni Zoungrana, a également pris part à l’événement.
Pendant un mois, du 15 juin au 15 juillet 2026, des élèves issus d’établissements pilotes ont été immergés dans les univers des arts, de la culture, des langues nationales, des métiers et des valeurs endogènes. Cette expérience inédite s’est refermée sur un bilan jugé très encourageant par les organisateurs.

Jacques Sosthène Dingara, ministre de l’Enseignement de base, s’est félicité des acquis de cette phase pilote. « Nous sommes satisfaits du bilan de ce mois artistique et culturel », a-t-il déclaré, qualifiant les résultats d’« extraordinaires ».
Pour le ministre de l’Enseignement de base, cette initiative va bien au-delà de la transmission des connaissances académiques. « Éduquer, ce n’est pas seulement transmettre des savoirs divers, mais éduquer aussi, c’est, comme nous l’avons dit, transmettre des valeurs, c’est transmettre une culture, c’est transmettre une identité, c’est permettre à nos enfants de vivre et de se retrouver dans ce qui est propre à nous », a-t-il déclaré.
Selon le ministre Dingara, les différentes restitutions présentées par les élèves témoignent des nombreuses leçons assimilées en matière de civisme, de patriotisme, de savoir-vivre et de valorisation des savoirs endogènes.

Tout en saluant les résultats de cette première expérience, Jacques Sosthène Dingara a indiqué qu’un bilan approfondi sera réalisé afin d’identifier les acquis, les insuffisances et les améliorations à apporter. L’ambition, a-t-il souligné, est de permettre à l’ensemble des élèves du Burkina Faso de bénéficier de ce mois artistique et culturel, considéré comme un complément indispensable à leur éducation.
Le patron de l’enseignement de base a par ailleurs exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs ayant contribué au succès de cette première édition. Il a notamment salué l’engagement du parrain, le ministre de la Communication.

Au nom des élèves, Haq Niampa, de l’école Nelson Mandela, a dressé le bilan des apprentissages réalisés. Pour elle, ce mois leur a permis de découvrir l’histoire de leurs ancêtres, la signification de leurs noms de famille, les valeurs traditionnelles ainsi que les richesses du patrimoine culturel burkinabè.
Haq Niampa a rendu un hommage appuyé aux autorités, dont les conseils et les bénédictions ont accompagné cette première édition, ainsi qu’aux autorités éducatives, aux encadreurs et aux formateurs pour leur disponibilité.
Prenant un engagement au nom de ses camarades, Haq Niampa a assuré que les connaissances acquises seront partagées dans les établissements scolaires.
La cérémonie de clôture, entièrement animée par les élèves, a débuté par l’exécution de l’hymne national en mooré. Les maîtres de cérémonie étaient eux aussi des élèves, illustrant par leur prestation l’engagement et la créativité de la jeune génération.

Elle a également été rythmée par des prestations artistiques mettant en valeur les savoirs endogènes. Contes, slams en mooré, récitals, imitation du célèbre discours du capitaine Thomas Sankara, danses traditionnelles et autres démonstrations culturelles ont permis aux élèves de restituer les compétences acquises au cours de cette phase pilote du Mois artistique et culturel.
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Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf






