Les secrétaires généraux des ministères de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique (MESFPT) et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) ont conjointement animé, ce mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou, une conférence de presse consacrée à la nouvelle réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement. L’objectif de cette rencontre avec les médias était de présenter les fondements, les principales innovations ainsi que les modalités de mise en œuvre de cette réforme.
Selon Ibrahima Sanon, Secrétaire général du MEBAPLN, les différentes missions de contrôle menées par l’État dans les établissements privés ont révélé une grande disparité dans les frais de scolarité, d’où la nécessité pour les pouvoirs publics d’intervenir afin d’harmoniser le secteur.
« Les différentes missions de contrôle réalisées ces dernières années ont mis en lumière des dérives particulièrement préoccupantes au sein de plusieurs établissements et institutions privés d’enseignement préscolaire, primaire, post-primaire, secondaire et supérieur », a-t-il déclaré au cours de la conférence de presse.
D’après lui, il a notamment été constaté des augmentations « anarchiques et parfois excessives des frais de scolarité, des frais d’inscription sans fondement objectif, ainsi que l’imposition de frais annexes ou l’obligation d’acquérir des fournitures, des uniformes ou d’autres prestations auprès des établissements à des coûts largement supérieurs aux prix habituellement pratiqués ».
Désormais, les plafonds des frais de scolarité sont définis en tenant compte de critères précis, notamment la zone d’implantation, le niveau d’investissement, la qualité de l’offre éducative, le type d’établissement ainsi que les spécificités des différentes filières de formation.
Toujours selon Ibrahima Sanon, cette réforme majeure poursuit plusieurs objectifs : protéger le pouvoir d’achat des familles face aux augmentations abusives, garantir l’accessibilité et l’équité à tous les ordres d’enseignement, instaurer une transparence totale dans la fixation des coûts, assainir le secteur en prévenant les conflits récurrents entre promoteurs et parents d’élèves, et consolider un climat de confiance sous l’égide régulatrice de l’État.
Parmi les principales innovations introduites figurent la catégorisation des établissements, le plafonnement des frais de scolarité selon les différents ordres d’enseignement, la définition des modalités de révision des frais, ainsi que la mise en place de mécanismes de contrôle et de sanctions en cas de non-respect des dispositions réglementaires.
Plus de détails à venir sur www.minute.bf






