Communiqué du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Tenkodogo relatif à deux affaires de viols commis par des personnels du système éducatif sur des élèves mineurs.
Le camarade Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Tenkodogo informe l’opinion publique que les 28 mai 2026 et 03 juin 2026, il recevait respectivement de la brigade territoriale de gendarmerie de Niaogho et de la brigade régionale de protection de l’enfance du Nakambé, deux affaires relatives toutes les deux à des faits présumés de viols répétés commis par des personnels du système éducatif sur des élèves mineures.
La première affaire concerne des faits commis par le nommé SONGNE Hamidou, instituteur en service à l’école primaire publique de Béguédo D, sur la personne de BARA Maimounata, mineure âgée de 15 ans et qui était son élève de la classe de CM1, dans la salle de classe pendant les moments d’absence des autres élèves, et ont entrainé la grossesse de la victime.
La seconde affaire concerne des faits commis par le nommé OUANDAOGO Soumaila, maitre coranique et imam, sur la personne de ZOMBRA Alimatou, mineure qui serait âgée de huit (08) ans suivant l’acte de naissance produit au dossier, et qui était aussi son éleve coranique. Les faits ont été commis dans la mosquée sise à Tenkodogo où le mis en cause officiait, et ont par ailleurs aussi entrainé la grossesse de la victime.
Le procureur du Faso les a poursuivis en flagrant délit sur la base de l’article 533-14 du code pénal, et les a placés chacun sous mandat de dépôt.
Statuant dans les deux affaires le 09 juillet 2026, le tribunal a reconnu les deux prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés. Il a condamne le prévenu SONGNE Hamidou à une peine d’emprisonnement de 17 mois dont 02 mois fermes, et à une peine d’amende de 3.000.000 FCFA dont 2.000.000 FCFA fermes, et le prévenu OUANDAOGO Soumaila à une peine d’emprisonnement de 18 mois dont 03 mois fermes, et à une peine d’amende de 3.000.000 FCFA dont 2.000.000 FCFA fermes.
Toutefois, le procureur du Faso a noté qu’au jugement les familles des victimes ne se sont pas constituées parties civiles et n’ont formulé aucune réclamation, préferant que les coupables prennent en charge les victimes et leurs grossesses jusqu’à l’accouchement, de même que les enfants qui naitront.
Le 10 juillet 2026, le procureur du Faso a relevé appel des deux décisions pour que ces affaires soient de nouveau examinées par la cour d’appel de Fada-N’Gourma, les prévenus demeurant en détention dans l’attente de ce second jugement.
Le procureur du Faso comprend la vive émotion que ces affaires ont suscitée au sein de l’opinion publique, mais invite chacun au calme et à faire confiance à la justice. Il réaffirme son engagement ferme à traquer tous les actes de délinquance en général, et les atteintes aux mœurs en particulier.
Fait au Parquet de Tenkodogo, le 11 juillet 2026
Le Procureur du Faso
Ido Bouma
Minute.bf






