Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a effectué une visite inopinée, ce mardi 7 avril 2026, à l’école Sig-Nonghin A&B, à Ouagadougou. Cette visite, marquée par un partage de mets locaux avec les apprenants, s’inscrit dans le cadre de la première phase des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), placée sous le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ».
L’Ecole Sig-Nonghin A&B a su traduire en actes concrets la promotion du « Consommons local », à travers la mise en place d’une cantine endogène appuyée par un jardin scolaire entretenu par les élèves. Un bel exemple qu’est allé saluer le ministre chargé de l’Education de base, Jacques Sosthène Dingara.

À travers cette visite, le ministre a voulu sensibiliser les élèves à l’importance de la consommation des produits locaux et à la nécessité de développer la fierté nationale à travers l’alimentation. Accompagné de ses proches collaborateurs, il a salué les efforts de l’établissement qui a fait du « consommons local » une réalité quotidienne.
« Il est essentiel que nos enfants soient nourris par la communauté, avec des produits issus de notre terroir », a déclaré Jacques Sosthène Dingara.

Précisément, s’alignant au thème de cette première phase des JEPPC 2026 qui prône le consommons local, le ministre chargé de l’Education de base à sensibiliser les élèves à integrer prioritairement les produits locaux dans leurs habitudes alimentaires.
Au cours de sa visite, le ministre et sa délégation ont parcouru plusieurs classes, notamment celles de CM2, CM1 et CE2. Dans la classe de CE2, Jacques Sosthène Dingara a partagé un moment convivial avec les élèves autour de mets locaux tels que le babenda et le riz gras au soumbala. Ce geste symbolique traduit, selon lui, la volonté des autorités de promouvoir les produits du terroir et de renforcer la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.
Profitant de son passage dans les salles de classe, le ministre a également félicité les enseignants pour leurs efforts dans la lutte contre l’ignorance. Il a invité les élèves à être réceptifs aux enseignements de leurs encadreurs et à s’approprier les valeurs de la Révolution populaire progressiste (RPP).
La visite a aussi permis de découvrir plusieurs initiatives développées au sein de l’établissement. Parmi elles figurent le jardin scolaire et une unité de pisciculture, mis en place pour soutenir la cantine endogène. Selon le ministre Dingara, ces activités contribuent à inculquer aux élèves des valeurs telles que le sens du travail, la responsabilité et l’autonomie.

La Directrice de l’école Sig-Nonghin B, Ramata Kaboré/Zallé, a salué une visite qu’elle qualifie d’exceptionnelle. Elle a expliqué que depuis le lancement des JEPPC 2026, élèves et enseignants se mobilisent activement autour du thème à travers la préparation et le partage de mets traditionnels, au sein de l’établissement.
« À travers ces activités, nous apprenons aux enfants qu’ils peuvent produire ce qu’ils consomment », a-t-elle indiqué, précisant qu’une partie des légumes utilisés dans les repas provient directement du jardin scolaire.

L’établissement développe également des activités de pisciculture. Des groupes d’élèves sont organisés pour assurer l’entretien des installations. Toutefois, la Directrice a relevé quelques difficultés, notamment l’absence de clôture et l’insuffisance en eau.
« Nous avons du mal à contrôler les élèves et à garantir leur sécurité, a cause du manque de clôture. Concernant l’arrosage et l’eau pour maintenir la pisciculture c’est un peu compliqué, car nous ne disposons que d’un seul forage pour quatre écoles, avec plus de mille élèves. Ce qui complique l’entretien du jardin et la pisciculture », a-t-elle déploré, tout en sollicitant l’appui du ministère.
Pour sa part, la directrice régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, Aguérata Sawadogo, a souligné les résultats encourageants enregistrés par la cantine endogène dans la région. Elle a salué l’implication des parents d’élèves dans l’aménagement des jardins scolaires et dans l’approvisionnement des écoles en produits frais.
« Les parents ont compris l’importance de leur contribution. Ils accompagnent les écoles dans l’aménagement et l’entretien des jardins, ce qui permet aux cuisinières de disposer de légumes frais pour enrichir les repas des élèves », s’est-elle réjouie.
Lancée officiellement le 26 mars 2026 à Ouagadougou, la 3e édition des JEPPC se veut un levier de promotion de la production et de la consommation locales, dans l’optique de renforcer la souveraineté alimentaire et l’indépendance économique du Burkina Faso.
Nadège KINDA
Minute.bf





