Le Burkina Faso célèbre son premier anniversaire de la proclamation de la Révolution populaire progressiste (RPP). À cet effet, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a fait le tour d’horizon des thèmes qui dessinent la nouvelle trajectoire du Burkina Faso, au cours d’un échange avec la presse nationale et internationale.
Sur le terrain de la lutte contre le terrorisme, le Capitaine Ibrahim Traoré a indiqué que l’armée burkinabè affiche une nouvelle doctrine. « Aujourd’hui, l’initiative est nôtre. Personne ne maîtrise notre armée à l’international. Tout est endogène », s’est félicité le président Traoré.
La conséquence directe est que les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) sont désormais érigés au rang d’armée à part entière, avec « autonomie de fonctionnement et de manœuvre ».
Sur le terrain, les résultats sont visibles, selon le chef suprême des Armées. « Nos unités ont reconquis plusieurs localités à Djibo, comme Baraboulé… », a précisé le Capitaine Ibrahim Traoré.
Sur le front intérieur, le Capitaine Ibrahim Traoré assume une rupture idéologique. Selon le chef de l’État, « la démocratie tue… Regardez la Libye, regardez la misère. Nous cherchons notre modèle. Que Dieu nous éloigne de cette démocratie-là ! ».
Pour incarner cette nouvelle voie, la Révolution populaire progressiste (RPP) disposera désormais d’un manifeste. « Il sera disponible pour que les gens voient l’idéologie qui est derrière certains thèmes », a-t-il expliqué.
La dissolution des partis politiques existants est justifiée par la nécessité de « former avant de parler politique ». Ibrahim Traoré promet une « nouvelle idéologie politique » pour le Burkina Faso.
Sur le sujet des libertés religieuses, le président Traoré a tenu à rassurer les adeptes des religions. La loi en préparation « n’est pas encore débattue, donc beaucoup ne connaissent pas son esprit », a-t-il assuré. Fruit d’un an de concertation, « c’est une loi qui protège plus les religions, elle permet d’organiser », a ajouté le Capitaine Traoré.
Concernant les Personnes Déplacées Internes (PDI), le chef de l’État a annoncé une tendance encourageante. « Le nombre de PDI va décroissant. Aujourd’hui, il y a moins d’un million », a-t-il fait savoir.
Le chef de l’État Ibrahim Traoré a félicité les enseignants pour leurs efforts de sensibilisation des élèves « au patriotisme et à l’esprit révolutionnaire », confirmant la volonté de faire de l’école un creuset de la nouvelle citoyenneté.
« L’albinos noir, ça concerne le Burkina Faso, ça viendra. C’est une bonne nouvelle qui concerne le Burkina Faso », a prévenu le Président du Faso.
Évoquant un contexte ouest-africain sous tension, le président a prévenu que « l’hiver noir est là, le vent a déjà commencé à souffler et si nous chefs d’État nous continuons à agir comme ça, rien ne peut l’empêcher », a souligné le Capitaine Ibrahim Traoré.
Une mise en garde qui prend tout son sens après un récent incident à la frontière ivoirienne. « Si quelqu’un nous pousse à bout, pour notre patrie, on fera la guerre », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État Ibrahim Traoré a dénoncé le comportement de certains pays voisins, qu’il assimile à des « nègres » obéissant à leurs anciens maîtres. « Certains ont donné tout leur pays à ces gens-là. Et quand ces maîtres les poussent à aller en guerre, ils ne peuvent qu’obéir », a-t-il déclaré.
Sur ce terrain sensible, le chef de l’État burkinabè a lancé un ultimatum voilé : « Nous sommes déjà en guerre, on n’a pas peur de la guerre. Si on nous cherche, on nous trouve. À bon entendeur salut ! »
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