Après l’organisation de sa première journée scientifique tenue du 21 au 24 mars 2024 autour du thème « Apport de la science dans la lutte contre le terrorisme », l’Académie de Police a franchi une nouvelle étape. Elle a procédé, ce jeudi 02 avril 2026 à Ouagadougou, au lancement de son journal scientifique.
Composé de 142 pages, la première parution du journal scientifique de l’Académie de police regroupe les 10 meilleurs articles sélectionnés parmi les 24 communications présentées lors des journées scientifiques du 21 au 24 mars 2024. Il met en lumière des réflexions approfondies sur les enjeux sécuritaires, avec une forte orientation vers l’apport de la recherche scientifique.

Selon le Secrétaire général de l’Académie de Police, le Commissaire divisionnaire de Police Emile Kadiogo, cette initiative s’inscrit dans la volonté de faire de l’institution un véritable pôle de production et de diffusion de connaissances stratégiques. « L’ambition est de positionner l’Académie non seulement comme un centre de formation, mais aussi comme un centre de réflexion scientifique appliquée aux questions de sécurité », a-t-il indiqué.
Cette première parution du journal, a révélé le Commissaire Kadiogo, aborde plusieurs thématiques, notamment la science forensique, avec l’utilisation de l’ADN pour faire des investigations dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que la question de la sécurisation des sources de financement du terrorisme, en particulier les sites d’orpaillage artisanal. Autant de pistes de réflexion visant à renforcer l’efficacité de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

Pour le SG de l’Académie de Police, ce journal va servir de plateforme de valorisation des travaux de recherche en matière de sécurité et de consolidation de la paix, ainsi qu’un outil d’aide à la décision pour les acteurs institutionnels.
Il a souligné que « promouvoir la recherche scientifique appliquée aux enjeux sécuritaires, améliorer la compréhension des problématiques de paix et de sécurité, mettre en lumière les réalités locales à travers des analyses et des recommandations, et favoriser le dialogue entre chercheurs et praticiens », sont les objectifs qui sous-tendent le lancement de ce journal scientifique.
Le secrétaire général, Emile Kadiogo, a précisé que ce premier numéro marque une étape importante, tout en ouvrant la voie à une dynamique appelée à se pérenniser, au service de la sécurité nationale et de la communauté scientifique.

Le président du comité des premières journées scientifiques, Félix Tindaogo Valéan, est revenu sur la mobilisation autour de l’événement. Il a souligné une participation remarquable de chercheurs, de professionnels de la sécurité, d’institutions de recherche, ainsi que d’étudiants et doctorants. « Ces échanges ont permis de croiser les regards et de produire des contributions scientifiques de qualité », a t-il déclaré.
Selon lui, ces articles ont été sélectionnés sur la base de plusieurs critères, notamment ceux de la revue scientifique du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) et du Conseil africain et malgache de l’Enseignement supérieur (CAMES).
Pour sa part, la présidente du conseil scientifique de l’Académie de police, Windkouni Houa Eugénie Maïga a salué « un événement historique ». « Les supports de publication permettent de valoriser et de vulgariser les travaux de recherche. Un journal scientifique contribue à faire vivre la recherche et à orienter les décideurs pour améliorer le bien-être des populations », a-t-elle affirmé.

Elle estime également que, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, un tel outil est essentiel pour proposer des solutions concrètes et durables face à l’insécurité et au terrorisme.
Les versions physiques du journal seront disponibles à la bibliothèque de l’Académie de police. La version numérique, ainsi que les différents articles, seront accessibles sur le site web de l’Académie de police : www.academiedepolice.bf.

À travers le lancement du journal scientifique, l’Académie de police réaffirme sa volonté de contribuer activement à l’effort national de sécurité, non seulement par la formation, mais aussi par la production de savoirs stratégiques au service du Burkina Faso.
Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf





