Le Trésor américain a accordé, le vendredi 20 mars 2026, une dérogation provisoire de 30 jours permettant la commercialisation du pétrole iranien jusqu’alors bloqué en mer. L’annonce a été faite par le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, qui a indiqué que cette décision visait à utiliser ces volumes pour exercer une pression sur Téhéran tout en contribuant à la stabilité des prix énergétiques.
Selon Scott Bessent, une grande partie du pétrole iranien sous sanctions était jusqu’ici « accaparée » par la Chine à des tarifs avantageux.
La mise sur le marché de ces stocks, estimés à environ 140 millions de barils, permettrait d’accroître l’offre mondiale.
Cette autorisation, valable pour une durée de trente jours, ne concerne que les cargaisons déjà en transit.
Le secrétaire au Trésor a précisé qu’elle n’ouvrait pas la voie à de nouveaux contrats ni à une reprise de la production.
Elle se veut une réponse aux tensions ponctuelles sur l’approvisionnement apparues dans le contexte du conflit avec l’Iran.
Les hostilités entre les États-Unis et Israël d’un côté, et l’Iran de l’autre, se sont intensifiées à la fin du mois de février, en dépit de discussions diplomatiques en cours.
Le 2 mars, un conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iraniens, le général de brigade Ebrahim Jabbari, a prévenu que tout transit par le détroit d’Ormuz serait désormais interdit, menaçant de prendre pour cible les navires qui tenteraient de l’emprunter.
Cette mise en garde, concernant une voie maritime essentielle au transport d’environ un quart du pétrole mondial, a immédiatement attisé les inquiétudes sur la sécurité énergétique globale et provoqué une forte instabilité sur les marchés.
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