Le ministre de la Santé, Dr Jean-Claude Lucien Robert Kargougou, a au cours d’une conférence de presse, annoncé que la baisse historique des cas et des décès liés au paludisme en 2025 au Burkina Faso a engendré une économie de plus de 15 milliards de FCFA. L’objectif visé pour l’horizon 2030 est d’atteindre 0 cas de paludisme au Burkina Faso.
Le Burkina Faso a enregistré un recul sans précédent du paludisme en 2025.
Selon le ministre de la Santé, Dr Jean-Claude Lucien Robert Kargougou, le nombre total de cas de paludisme est passé de plus de 10,8 millions en 2024 à environ 7,3 millions en 2025, soit une baisse de 32,17 %.

Chez les enfants de moins de cinq ans, la diminution atteint près de 39 %. La mortalité suit la même tendance. Les autorités sanitaires indiquent que les décès ont chuté de 43,83 % en un an.
Dr Jean-Claude Lucien Robert Kargougou a souligné que ces résultats « dépassent largement les performances enregistrées ces dernières années ». Ce recul marque une avancée majeure dans la lutte contre cette maladie qui reste la première cause de consultation et d’hospitalisation dans le pays.
À en croire le ministre de la Santé, cette évolution est le fruit d’une volonté politique affirmée portée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré et d’une mobilisation nationale qui a permis, selon lui, d’économiser plus de 15 milliards de FCFA.
« Les premières évaluations nous ont permis d’estimer à plus de 15 milliards de FCFA le montant économisé par les Burkinabè grâce à une telle réduction. N’eût été cela, ce montant n’aurait pas pu être épargné par la population. Cette somme regroupe, entre autres, les dépenses liées aux consultations, aux examens et aux produits pharmaceutiques », a-t-il précisé.
Parmi les mesures déterminantes citées par le ministre de la Santé figurent la distribution gratuite de près de 15 millions de moustiquaires imprégnées de nouvelle génération et l’intensification de la prévention chez les enfants et les femmes enceintes.

La vaccination contre le paludisme, généralisée en août 2025 dans tous les districts sanitaires, est également présentée comme une avancée majeure.
En outre, plus de 33 000 volontaires communautaires et 7 000 agents de santé ont été mobilisés à travers le Burkina Faso pour sensibiliser les populations et assurer une couverture équitable, y compris dans les zones à défi sécuritaire.
Le ministre de la Santé a insisté aussi sur le rôle du changement de comportement.
Il a ainsi rappelé l’appel lancé aux populations à assainir leur cadre de vie afin de prévenir les épidémies et encouragé des pratiques telles que l’utilisation systématique des moustiquaires et la consultation précoce en cas de fièvre.
Fort de ces résultats, Dr Kargougou a réaffirmé son ambition d’éliminer le paludisme d’ici 2030 et a appelé l’ensemble des acteurs (collectivités, organisations civiles, partenaires et médias) à maintenir la mobilisation. « Ensemble, nous avons démontré qu’il est possible de faire reculer le paludisme », a soutenu le ministre Kargougou, convaincu que la poursuite des efforts permettra de libérer durablement le pays de ce fléau.
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Nadège KINDA
Minute.bf






