Orania, fondée en 1991 par le gendre de l’architecte de l’apartheid et ancien Premier ministre Hendrik Verwoerd, revendique l’autodétermination des Afrikaners. Aucune personne noire n’y vit.
À Orania, une ville de l’Afrique du Sud, la ségrégation raciale est la norme. Pour y vivre, il faut être blanc, afrikaner et chrétien. Cette communauté blanche, isolée et en expansion, vit en autarcie avec ses propres règles et même une monnaie locale sans l’effigie de Nelson Mandela. La ville a aussi son propre drapeau.
À l’école, les élèves étudient deux programmes. Celui officiel de l’État sud-africain et celui d’Orania. Dans le programme scolaire de la ville, il n’y a pas de place pour Nelson Mandela, premier président noir de l’Afrique du Sud.
Dans cette zone, les habitants estiment même que Nelson Mandela ne fait pas partie de l’Histoire. Ils continuent de rendre hommage à différentes figures du régime de l’apartheid.
Située dans le Karoo, zone semi-désertique perdue au milieu de l’Afrique du Sud, sa population est d’environ 3000 Afrikaners.
Le terrain de 8 000 hectares au bord du fleuve Orange, où fut fondé Orania en 1991, avait été acheté par le gendre de Hendrik Verwoerd, ancien premier ministre considéré comme l’architecte de l’apartheid, et quelques autres familles afrikaners.
La localité, tolérée par l’Etat, s’appuie sur un article de la Constitution qui défend le droit à l’autodétermination.
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