Lutte contre la corruption dans l’éducation : 5 personnes condamnées pour abus de fonction et concussion

Dans un contexte national marqué par des défis socioéconomiques et une cherté de la vie qui fragilise les ménages, les autorités burkinabè réaffirment leur engagement en faveur du développement du capital humain et de la promotion continue de la bonne gouvernance. L’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC), vigie de l’intégrité et garante de la transparence dans la gestion publique, poursuit avec détermination sa mission de prévention, de détection et de répression des pratiques corruptives.

Le 29 janvier 2026, le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a rendu son jugement dans une affaire de corruption liée à la vente de places dans des établissements publics d’enseignement.

A la suite du communiqué de l’ASCE-LC en date du 27 août 2024, invitant les citoyens à dénoncer les pratiques illégales dans le secteur éducatif, 26 signalements ont été reçus, couvrant la majorité des 13 anciennes régions du Burkina Faso. Les investigations menées par l’ASCE-LC ont mis en évidence des faits graves : certains enseignants et responsables d’établissements scolaires ont exigé des sommes d’argent allant de 50 000 à 200 000 FCFA auprès de parents, en contrepartie de l’admission d’élèves dans des établissements publics.

Au terme des enquêtes, plusieurs personnes ont été traduites devant les juridictions compétentes. Le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a déclaré coupables d’abus de fonction et de concussion les prévenus B.L, S.A, D. I., O. A. et K. Y. M. L. En répression, chacun des cinq prévenus a été condamné à 12 mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende ferme de 2 millions FCFA. Ils sont également tenus solidairement au paiement des dépens et des réparations symboliques d’1 FCFA à l’ASCE-LC et au Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). Le tribunal a en outre prévu une contrainte judiciaire de neuf mois en cas de non-exécution des condamnations pécuniaires.

Cette décision judiciaire constitue un signal fort adressé à tous les acteurs du secteur éducatif et, plus largement, à l’ensemble des institutions publiques. Elle traduit la volonté des autorités nationales de protéger le capital humain, socle du développement durable, et de renforcer la confiance des citoyens dans l’Etat et ses organes.

L’ASCE-LC remercie vivement les citoyens qui ont contribué à la manifestation de la vérité en dénonçant ces pratiques. Leur engagement démontre que la lutte contre la corruption est une responsabilité collective et que la vigilance citoyenne demeure essentielle pour préserver l’équité, l’intégrité et l’avenir des générations futures.

Lire aussi➡️Journée anti-corruption 2025 : Le Burkina veut gagner la bataille avec la jeunesse

DCP/ASCE-LC

Minute.bf

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