Le ministre de l’Éducation de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBA-PLN), Jacques Sosthène Dingara a passé son devoir de redevabilité devant le Premier ministre (PM), Jean Emmanuel Ouédraogo. C’était ce mardi 3 février 2026 à Ouagadougou. À l’issue de son évaluation, il a affiché un taux de réalisation de 95,19% de son contrat d’objectif 2025.
« 95,19% », c’est le taux de réalisation du contrat d’objectif du ministre chargé de l’Education de base. Selon le ministre Jacques Sosthène Dingara, ce taux a été possible grâce à plusieurs actions combinées avec efficacité. « Pour 2025, nous avons réalisé un taux de 95,19% et c’est satisfaisant. C’est un taux qui a pu être atteint grâce donc à la mise en œuvre d’un certain nombre d’actions. Au titre de ces actions de réformes, on peut tenir compte de la mise en œuvre de la politique de l’instruction sur la promotion du préscolaire », a-t-il déclaré à la sortie de son exercice.
À l’en croire entre 2024 et 2025, de nombreuses réalisations ont été faites en termes de représentativité de Circonscriptions d’éducation de base (CEB) publiques, par rapport à l’ensemble des CEB existant. Cette représentativité a un taux de 30%. « C’est un taux assez appréciable parce que le nombre de CEB est passé donc en 2024 de 275 à 767 en 2025, cela traduit une volonté énorme du Gouvernement de prendre à bras-le-corps l’éducation de nos enfants dès le bas âge. La deuxième réforme importante, au cours de l’année, s’appuie sur les réformes curriculaires. Ce sont des réformes aujourd’hui qui devront nous permettre de transformer, de bâtir notre système éducatif sur notre identité culturelle », a fait savoir Jacques Sosthène Dingara.
Pour lui, bâtir une éducation sur l’identité culturelle revient à revoir les curricula et à faire en sorte que ceux-ci puissent se rapprocher davantage de l’environnement national. « Ces réformes doivent traduire la réalité de notre pays et ce sont des réformes aussi audacieuses. Parmi elles, nous avons, particulièrement, pour cette année, en plus de celles que nous avons entreprises l’année dernière, la réforme sur le bilingue », a-t-il signifié.
Des dires de Jacques Sosthène Dingara, ce sont environ 750 classes qui sont en phase d’expérimentation de l’enseignement des langues nationales à partir de la première année. « C’est une phase-test et notre volonté, c’est de faire en sorte que toutes les classes de CP1, puissent commencer par lire et par écrire dans nos langues nationales. C’est une réforme importante en ce sens que la représentation nous demande d’aller vers cela puisque depuis 2023, nos langues nationales sont devenues des langues officielles », a-t-il rappelé.
À cela, s’ajoute l’enseignement des savoirs endogènes dont le but est de faire en sorte que les apprenants, en plus d’apprendre à lire et à écrire, puissent connaître leur identité, leur histoire, origine et la particularité de chaque région.
Pour 2026, plusieurs réformes majeures sont engagées dans le système éducatif. Elles portent notamment sur l’éducation inclusive, afin de mieux prendre en charge les enfants à besoins spécifiques, et sur le renforcement du rôle de l’État dans l’alphabétisation.
Par ailleurs, le ministre Dingara a fait savoir qu’un accent particulier sera mis sur la promotion du patriotisme et du civisme chez les élèves. À cet effet, la période du 15 juin au 15 juillet sera consacrée au mois artistique et culturel à l’école primaire, avec des activités visant à enseigner la culture nationale, le civisme, la connaissance du patrimoine et l’ouverture à la communauté. « L’ensemble de ces orientations visent à former des citoyens patriotes, conscients de leur culture et engagés dans le développement du Burkina Faso à long terme », a conclu Jacques Sosthène Dingara.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






