Le premier passage du procès relatif à l’assassinat de l’ancienne ministre Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo a été renvoyé au 20 février 2026 par le Tribunal de grande instance de Ouaga II. Le dossier était appelé pour la première fois ce vendredi 30 janvier 2026.
Dès l’ouverture de l’audience, l’avocat de la défense, Me Sosthène Dabiré, a demandé le renvoi pour deux motifs.
Premièrement, il a indiqué avoir été mandaté, via les fonds d’assistance judiciaire, pour défendre l’accusé seulement 24 heures avant le procès.
Deuxièmement, il a invoqué le besoin de s’entretenir avec son client.
Me Prosper Farama, avocat constitué auprès des ayants droit de la victime, a reconnu que la demande de la défense était tout à fait légitime.
Le parquet a abondé dans le même sens. Il a souligné le caractère légitime de cette demande de renvoi, tout en exprimant son souhait initial que le dossier soit jugé dans les plus brefs délais.
Lors de l’appel du dossier, l’absence de plusieurs témoins cités a été constatée. Me Farama a demandé au parquet de veiller à leur présence à la prochaine audience. Le parquet en a pris l’engagement.
Les juges ont donc ordonné le renvoi de l’affaire au 20 février 2026.
En rappel, un dossier de flagrant crime avait été ouvert à la suite de l’assassinat, le 10 janvier 2026, de Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo, ancienne ministre des Transports et ancienne gouverneure de la région du Yatenga, au commissariat de police de l’arrondissement 12 de Ouagadougou.
Un suspect avait été rapidement interpellé. Il s’agit de Wendpanga Yanick Bougouma, âgé de 26 ans. Appréhendé à Ouagadougou, il aurait reconnu les faits lors de son audition. Selon ses déclarations, il se serait rendu au domicile de la victime le 10 janvier pour commettre son acte. Parent éloigné de la défunte, il aurait évoqué un profond ressentiment, l’accusant d’être à l’origine de ses difficultés personnelles et de soupçons de vol. Des biens dérobés retrouvés en sa possession ont été remis à la justice.
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