Donald Trump a ravivé les tensions transatlantiques en annonçant, le samedi 17 janvier 2025, une forte hausse des droits de douane visant plusieurs pays européens. À partir du 1r février, des États comme la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore les pays nordiques se verront imposer une surtaxe de 10 % sur leurs exportations vers les États-Unis.
Donald Trump a déclaré que les droits de douane atteindraient 25 % dès le 1er juin 2026, et qu’ils resteraient en vigueur tant qu’un accord ne serait pas trouvé pour la « vente complète et intégrale du Groenland ».
Cette mesure, selon le Président américain, s’inscrit dans une stratégie de pression économique directe sur l’Europe. Trump affirme que le contrôle de ce territoire est indispensable pour garantir la sécurité stratégique des États-Unis face aux ambitions russes et chinoises en Arctique, allant jusqu’à déclarer qu’il s’en emparerait « d’une manière ou d’une autre ».
Justifiant cette escalade, Donald Trump accuse les pays européens de jouer un « jeu très dangereux » et de prendre des risques qu’il juge intenables. Il estime que des mesures fortes sont nécessaires pour préserver la paix et la sécurité mondiales, sans toutefois préciser le fondement juridique de ces sanctions commerciales. Cette annonce alimente les inquiétudes quant à une nouvelle guerre commerciale et à une détérioration durable des relations entre Washington et l’Europe.
Macron a, de son côté, promis une réponse « unie » des Européens. En réaction, le Président français Emmanuel Macron a assuré que l’Europe apporterait une réponse « unie, coordonnée et ferme » face à cette décision. « La souveraineté européenne n’est pas négociable », a-t-il déclaré, appelant les États membres à faire bloc face à Washington.
L’Union européenne a également exprimé sa vive inquiétude. Dans un communiqué commun, le Président du Conseil européen Antonio Costa et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont mis en garde contre « une spirale dangereuse de mesures de rétorsion ».
« L’imposition de nouveaux droits de douane affaiblirait gravement les relations transatlantiques et aurait des conséquences économiques majeures des deux côtés de l’Atlantique », ont-ils souligné, ajoutant que « l’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté ».
Il faut noter que depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a fait des droits de douane un pilier central de sa politique économique et diplomatique.
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