Le président américain Donald Trump a affirmé, dans un entretien publié le jeudi 8 janvier 2026, que sa propre « moralité » constituait la seule limite à sa conduite de la politique étrangère des États-Unis. Il a, par ailleurs, signifié qu’il n’a « pas besoin du droit international ».
Ces déclarations, issues d’une longue interview accordée au New York Times, interviennent moins d’une semaine après la capture par les forces américaines du président vénézuélien, Nicolás Maduro; et dans un contexte international déjà marqué par les inquiétudes européennes face à une éventuelle prise de contrôle américaine du Groenland.
Interrogé mercredi soir sur l’existence d’une limite à ses actions à l’étranger, Donald Trump a répondu : « Ouais, il y a une chose. Ma propre moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter. » Il a également affirmé : « Je n’ai pas besoin du droit international », ajoutant : « Je ne cherche pas à faire de mal à qui que ce soit. »
À la question de savoir si les États-Unis allaient respecter le droit international, le milliardaire républicain a répondu par l’affirmative, tout en nuançant : « Oui », mais « ça dépend de ce qu’est votre définition du droit international ».
Concernant le Groenland, le président américain a été interrogé sur un éventuel arbitrage entre le respect de l’intégrité de l’OTAN et la prise de contrôle du territoire autonome danois. « Ça pourrait être un choix », a-t-il déclaré au New York Times. Son proche conseiller, Stephen Miller, avait d’ailleurs affirmé lundi que, si « l’on peut parler autant qu’on veut des subtilités de l’international », « on vit dans un monde (…) qui est gouverné par la puissance, par la force. »
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