Ceci est une déclaration de « lutte collective » contre les mouches des fruits dans les zones de production de la mangue du Burkina Faso. Le message signé par le ministre chargé de l’Agriculture, le Commandant Ismaël Sombié attire l’attention des Burkinabè notamment des producteurs sur la menace que représente la mouche des fruits sur le rendement et la qualité des productions. Il appelle alors à une « lutte collective » à travers l’observation d’un certain nombre de mesures. Lisez plutôt !
Au Burkina Faso, les mouches des fruits (Tephritidae), notamment les genres Bactrocera et Ceratitis, constituent une menace majeure pour la production fruitière principalement celle de la mangue. En effet, les données issues de la surveillance phytosanitaire nationale de la campagne écoulée ont mis en évidence une présence élevée et persistante des mouches de fruits dans les zones de production aussi bien dans les vergers qu’au niveau des marchés de fruits et des stations de conditionnement de la mangue.
Cette augmentation de la population des mouches de fruits dans ces zones engendre des pertes importantes de rendement et de qualité des productions, la baisse de la valeur marchande des fruits, la réduction de la période de disponibilité des mangues pour les unités de transformation et les interceptions des cargaisons de mangues fraiches sur le marché européen.
Cela occasionne des pertes économiques importantes estimées à plusieurs centaines de millions par an pour les acteurs et des pertes de devises pour le pays.
Pour réduire significativement les dégâts des mouches de fruits dans les zones de production de la mangue afin de limiter les pertes et préserver l’accès au marché national et international, j’informe l’ensemble des producteurs, des, exportateurs, des transformateurs de la mangue et leurs faitières, les collectivités territoriales et les populations qu’une lutte officielle collective contre ces mouches est déclarée dans les régions du Guiriko, de Nando, de Tannounyan, de Djôrô, de Bankui et du Kadiogo.
Dans le cadre de cette lutte officielle, les mesures suivantes sont rendues obligatoires :
la mise en place et l’entretien d’un dispositif de suivi et de pićgcage des mouches des fruits ;
la sanitation des vergers par la collecte systématique et la destruction des fruits infestés, tombés ou récoltés ;
l’application des méthodes de lutte intégrée, incluant les pratiques culturales, de lutte biologique, le piégeage de masse et les traitements phytosanitaires à base de produits homologués ;
le respect strict des calendriers et des doses de traitements recommandés par les services techniques ;
la participation aux actions de sensibilisation et de formation organisées par le Ministère en charge de l’agriculture et ses partenaires ;
le respect de toute autre mesure de lutte préventive ou curative déployée dans le cadre de la mise en œuvre du plan de riposte contre les mouches des fruits.
Toutes les parties prenantes de la filière mangue sont tenues de l’application des mesures de lutte prescrites, de collaborer avec les services techniques centraux et déconcentres en charge de la protection des végétaux.
Tout manquement aux présentes dispositions expose les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation phytosanitaire en vigueur.
Par ailleurs, j’invite tous les projets et programmes et les collectivités territoriales à contribuer significativement à la mise en œuvre du plan de riposte contre les mouches des fruits élaborés à cet effet pour sauver la mangue du Burkina Faso.
La présente déclaration de lutte officielle collective prend effet à compter de la date de publication du présent communiqué et restera applicable jusqu’à l’amélioration significative de la situation phytosanitaire de la mangue.
Commandant Ismaël Sombié, ministre en charge de l’Agriculture
Minute.bf






