lundi 30 mars 2026
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Planification familiale pour les personnes handicapées : Une soixantaine de journalistes à l’école de MSI-BF

L’organisation non gouvernementale Marie Stopes International Burkina Faso (MSI-BF) a organisé, ce jeudi 18 décembre 2025 à Ouagadougou, un atelier d’échange avec une soixantaine d’hommes et femmes de médias sur l’accès aux services de planification familiale par les personnes vivant avec un handicap. Cette session avait pour objectif d’informer les journalistes sur l’accès aux services de planification familiale pour les femmes et filles en situation de handicap physique et mental, afin qu’ils puissent transmettre une information correcte sur le sujet.

« L’accès aux services de planification familiale pour les femmes et filles en situation de handicap physique et mental : défis et pistes de solutionnement », tel est le thème autour duquel MSI-BF a réuni les journalistes ce jeudi. À travers cette initiative, l’ONG entend sensibiliser les médias aux questions de planification familiale et de contraception au Burkina Faso. Concrètement, il s’agissait de mobiliser les journalistes autour de la contraception, d’améliorer leurs connaissances sur la santé sexuelle et reproductive, et surtout de les informer sur les défis et solutions pour faciliter l’accès aux services de planification familiale pour les personnes handicapées.

Selon Yasmina Sarr, directrice marketing et communication de MSI-BF, cette formation s’inscrit dans le cadre de la célébration en différé de la Journée mondiale de la contraception, qui a lieu chaque année le 26 septembre. Cette année, l’organisation a choisi de mettre l’accent sur l’inclusion des personnes handicapées.

Une vue du Presidium avec Yasmina Sarr, Directrice marketing de MSI-BF sur l’extrême gauche

« Nous avons constaté que ces personnes sont souvent marginalisées car beaucoup de services ne sont pas adaptés à leur réalité. C’est pourquoi nous avons invité des personnes vivant avec un handicap comme conférenciers principaux pour partager leurs expériences avec les journalistes, afin d’améliorer leurs conditions et garantir que toute personne handicapée accueillie dans nos services le soit avec dignité », a-t-elle expliqué.

Fadilatou Gouem, présidente de l’association Vivre de nouveau et formatrice de la journée, a partagé son expérience en tant que personne handicapée. Selon elle, les principales difficultés rencontrées concernent surtout l’accessibilité des centres de santé. « Les difficultés que nous rencontrons dans les centres de santé concernent surtout l’accès : le manque de fauteuils roulants, l’inadaptation de certaines rampes et les préjugés. Parfois, c’est comme si on nous demandait : “Tu tombes enceinte, pourquoi ?” », a-t-elle cité.

Le Représentant du gouverneur de la région du Kadiogo

Elle a également souligné l’inadaptation des tables de consultation et des lits d’hospitalisation. « Pour une femme en fauteuil roulant, la hauteur standard des tables complique la consultation. Parfois, il faut demander l’aide du soignant, et certaines personnes handicapées se font même consulter au sol », a-t-elle déploré, appelant les autorités à être plus attentives à cette situation.

Le représentant du gouverneur de la région du Kadiogo a salué cette initiative, du fait qu’elle permettra de sensibiliser les journalistes sur la santé sexuelle et reproductive tout en favorisant l’inclusion des personnes handicapées. « Cette activité permettra aux populations, et en particulier aux personnes vivant avec un handicap, d’être mieux prises en charge dans leurs activités. Au niveau de la région, nous saluons particulièrement cette initiative », a-t-il déclaré.

Les participants ont posé pour la postérité

Soulignons que l’atelier, organisé sous forme de communications en plénière et d’échanges, a abouti à la rédaction d’un document de plaidoyer en faveur d’une meilleure accessibilité des services de planification familiale. Parmi les recommandations figurent celles d’adapter physiquement les structures de santé aux personnes handicapées ; de former le personnel de santé à l’inclusion du handicap ; de rendre l’information sur la planification familiale accessible ; de garantir un accompagnement respectueux et individualisé ; d’associer les personnes handicapées à la conception des services.

Oumarou KONATE

Minute.bf

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