vendredi 16 janvier 2026
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Faso Mêbo : « C’est le Burkina qui se construit par lui-même » (Cdt Zoodnoma Ahmed Sakandé)

Dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire, le Capitaine Ibrahim Traoré a lancé, le 16 octobre 2024, l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Axé sur le désenclavement rural, l’embellissement urbain, le pavage et la mobilisation citoyenne, ce programme ambitionne de bâtir un Burkina Faso nouveau, fondé sur le travail, la solidarité et le patriotisme. Il incarne la volonté du peuple burkinabè de prendre en main son propre développement. Dans cet entretien exclusif accordé à Minute.bf le 28 septembre 2025, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, Coordonnateur de cette initiative, revient sur les réalisations concrètes de Faso Mêbo depuis son lancement. Il expose également la vision qui sous-tend ce programme et dévoile les perspectives pour les années à venir. Il se prononce également sur la première édition du Camp vacances Faso Mêbo, organisée durant les vacances scolaires 2024-2025, qui a connu un franc succès.

Minute.bf : En une phrase comment définiriez-vous l’initiative présidentielle Faso Mêbo ?

Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé (Cdt ZAS): Je dirais que l’initiative présidentielle Faso Mêbo est une initiative qui mobilise le peuple à bâtir la Nation de lui-même sans attendre une aide quelconque venant de l’extérieur.

Minute.bf : Est-ce que vous pouvez nous décrire comment se vit concrètement l’Initiative Faso Mêbo sur le terrain ?

Cdt ZAS : Sur le terrain, Faso Mêbo agit essentiellement autour de deux axes. Il y a le volet embellissement qui se voit sur le terrain à travers les pavages, les plantations d’arbres, les nettoyages collectifs. Et il y a aussi les Brigades de construction de route. Nous en avons actuellement quatre Brigades qui sont déjà opérationnelles, dont deux qui dans le Guiriko et deux ici, au niveau du Kadiogo. Sur le terrain, Faso Mêbo est là. L’initiative Faso Mêbo booste le désenclavement des villes et des campagnes.

Minute.bf : Au stade actuel quel bilan pouvez-vous faire de l’initiative ?

Cdt ZAS : Nous sommes assez satisfaits à l’étape actuelle. Premièrement, au regard de l’engouement qu’il y a. Nous voyons que la population a intégré l’initiative. Notre peuple vaillant contribue et met la main à la pâte. Le peuple s’identifie à ce projet et cela nous rassure. Nous avons déjà pu impacter des villes, notamment à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Vous avez dû constater que plusieurs artères ont été reprofilées et des voies rendues carrossables. Sans compter que nous avons aussi amélioré les caniveaux, afin de mieux drainer les eaux de pluie. Pour ce qui concerne nos chantiers phares aussi, nous sommes vraiment en avance par rapport au délai qui nous sont donnés.

Minute.bf : Les zones rurales semblent moins touchées par le programme que les zones urbaines. Est-ce un choix stratégique ou une contrainte logistique ?

Cdt ZAS : Faso Mêbo, c’est tout le monde. Il faut qu’on comprenne cela d’abord. Il faudrait que partout sur le territoire national, que tout le monde s’approprie le projet. Quand vous prenez, par exemple, le volet embellissement, on n’a pas forcément besoin d’une équipe spéciale de Faso Mêbo avant d’engager des initiatives dans ce sens. C’est nous tous qui devons bâtir notre Nation. Donc, il suffit qu’il y ait une mobilisation des populations et c’est parti pour du Faso Mêbo. Vous avez vu la formule qui est adoptée : nous ne nous prenons aucune liquidité. C’est pour montrer à notre brave population que d’elle-même, chacun en donnant ce qu’il peut donner, elle peut réaliser, améliorer et embellir son cadre de vie.

Sinon du côté rural, conformément à la vision du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, chaque région sera bientôt dotée de Brigades de construction des routes. Mais avant cela, les populations d’elles-mêmes peuvent déjà impacter. C’est cela même la vision de Faso Mêbo. L’esprit de Faso Mêbo, c’est le Burkina Faso qui se développe, qui se construit par lui-même, sans attendre que ça vienne de l’extérieur. Au regard de tout ce qui se fait dans ces zones, notamment par les coopératives, l’offensive agricole, et bien d’autres, les populations ont pris conscience de cela et sont engagées. Il n’y a peut-être pas de logo de Faso Mêbo sur ces initiatives, mais c’est du Faso Mêbo. Et on sent aujourd’hui que tous les Burkinabè sont à pied d’œuvre et qu’il y a vraiment un engouement national.

NDLR : Signalons que le lundi 6 octobre 2025, quelques jours après l’entretien, le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a annoncé que la plateforme Faso Arzeka pouvait désormais recevoir des dons en liquidité dans le cadre de l’initiative Faso Mêbo.

Minute.bf : Comment garantissez-vous que les ouvrages réalisés aujourd’hui résisteront à l’épreuve du temps et de l’usage ?

Cdt ZAS : Il suffit de regarder notre principe de recrutement. Vous savez qu’en notre sein, à Faso Mêbo, sur le volet construction, nous avons recruté des professionnels, des architectes aux ingénieurs, en passant par des techniciens. Il y a de la main-d’œuvre qualifiée. C’est pour vous dire que les travaux ne sont pas faits comme ça. Il y a eu une étude au préalable qui est faite avant les réalisations, avant l’exécution. C’est une garantie que les ouvrages sont réalisés de façon professionnelle. Aussi, avec actuellement le regain patriotique, tout le personnel est engagé et ne va ménager aucun effort pour réaliser des travaux de qualité qui vont perdurer. Maintenant, il est important de souligner que lorsqu’on réalise un ouvrage, il y a la réalisation, mais c’est surtout l’entretien qui permet à l’ouvrage de perdurer.

Minute.bf : L’initiative semble avoir ravivé un véritable élan populaire. Comment appréciez-vous cette dynamique ?

Cdt ZAS : C’est l’effet du visionnaire qui a initié ce projet, je parle du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré. Je pense qu’il a su insuffler à cette population la confiance. Le peuple se reconnaît et reprend confiance en ses dirigeants. C’est toute la transparence derrière cette initiative, qui suscite cela. La population voit où va ce qu’elle donne. Cela les met en confiance. C’est cette réalité qui permet à notre initiative de continuer à bien fonctionner. C’est l’occasion pour moi de remercier cette brave population engagée, une population de travailleurs parce que le Burkinabè est reconnu comme un grand travailleur.

Minute.bf : Les populations contribuent matériellement et humainement à la réussite de l’initiative. Quelles sont les dispositions prises par vos services afin que chaque contribution soit utilisée à bon escient ?

Cdt ZAS: Chaque fois que quelqu’un contribue, la personne reçoit en retour une souche où est inscrit le don et la quantité ou la valeur. Tout cela c’est pour qu’on ne nous apporte pas de liquidité. On refuse catégoriquement cela. Vous avez aussi constaté que nous hésitons à délocaliser les lieux de production. Parce qu’on veut s’assurer que tout ce qui est enregistré, qu’il ne puisse pas y avoir de risques que du matériel ou des matériaux aillent dans une autre destination que ce qu’ils devraient être.

Quand vous prenez, par exemple, la cour du Lycée Philippe Zinda Kaboré, vous constaterez qu’il n’y a qu’une seule entrée et une seule sortie. C’est pour s’assurer que tout ce qui est donné soit bien gardé. Quand il y a une sortie, c’est bien enregistré, bien répertorié et suivi jusqu’au lieu de pose. À cela aussi, il faut ajouter une plateforme que nous sommes en train de mettre en place pour permettre à chacun de suivre ce qui se passe en temps réel. En plus de cela, nous sommes en train de voir avec les Présidents des délégations spéciales pour voir comment nous pourrons réaliser les travaux de pavage presqu’un peu partout dans les arrondissements, aussi bien à Ouagadougou qu’à Bobo-Dioulasso.

En ce moment, il y a une plateforme que nous sommes en train de mettre en place en collaboration avec l’ANPTIC. Cette plateforme, quand elle sera opérationnelle, ça permettra aussi en fait de donner, de permettre à tout un chacun de suivre ce qui se passe en temps réel. À moyen terme, nous sommes en train de mobiliser aussi les PDS. Avec leurs concours, nous allons pouvoir réaliser les travaux de pavage un peu presque partout dans tous les arrondissements à la fois. Prenons l’exemple de la zone de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou, petit à petit, on aura un grand réseau au niveau du pays.

Minute.bf : Certains acteurs privés craignent que Faso Mêbo empiète sur le marché des entreprises locales d’assainissement et de construction. Que leur répondez-vous ?

Éléments de réponses dans cette vidéo ⤵️

Minute.bf : L’initiative Faso Mêbo a-t-elle déjà refuser un don ? Si oui, dans quelles conditions Faso Mebô peut-il refuser un don ?

Cdt ZAS : Je ne dirai pas qu’on a déjà eu à refuser un don, mais on a eu à demander à des donateurs, à plusieurs donateurs de modifier la forme du don, parce que certains sont venus, ils voulaient nous remettre soit des chèques ou bien de la liquidité. C’est bien, mais comme on l’a spécifié, nous recevons en nature uniquement. Tout cela, c’est pour maintenir la crédibilité de l’initiative et éviter que derrière les rabats joie, je les appels ainsi, ne veuillent bien vouloir ternir notre image.

Minute.bf : L’initiative est mise en œuvre, depuis déjà bientôt une année, quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans sa mise en œuvre ?

Cdt ZAS : Je crois que les gens voient déjà l’impact qu’il y a eu en si peu de temps. Cela ne peut que nous réjouir. C’est vrai que le volet embellissement, on l’a commencé en début d’année, mais vraiment, nous rendons grâce au stade actuel. Nous pensons que c’est le fruit du visionnaire qui est à la tête notamment Son Excellence le Président Ibrahim Traoré.

Minute.bf : En dépit de la situation sécuritaire, comment réussissez-vous à maintenir le cap à Faso Mêbo et à intervenir surtout dans certaines zones à défis sécuritaires ?

Cdt ZAS : Il suffit juste de faire une lecture générale de ce qui se passe actuellement. Vous voyez que nous sommes en guerre, mais nous continuons les travaux de développement. On n’attend pas que la guerre finisse avant d’entreprendre les actions de développement. Aussi, tout en se développant, on continue de reconquérir du territoire. Au niveau de Faso Mêbo, vous constaterez que le personnel a suivi une formation au niveau du Centre national de formation des VDP à Badnogo. L’esprit, c’est qu’en plus bien sûr de leur inculquer cet esprit patriotique, qu’on leur donne aussi des aptitudes pour pouvoir supporter des conditions difficiles de stress. C’est ce qui fait que nous avons la particularité de pouvoir nous projeter dans des milieux où certaines entreprises normales hésitent à y aller. Vous verrez d’ailleurs que parmi le personnel, il y a du personnel d’encadrement militaire. Donc, la situation sécuritaire n’est point un frein pour nous. Cette guerre n’est pas un frein pour le Burkina Faso qui continue de se développer. Cette guerre ne peut pas être un frein pour Faso Mêbo dans sa mission.

Minute.bf : Si vous deviez citer trois priorités absolues pour les prochains mois, que seraient-elles ?

Cdt ZAS : Trois priorités ? D’abord, ce sera, conformément à la vision de Son excellence, d’améliorer dans la célérité, le réseau logistique afin de soutenir nos troupes qui sont en première ligne. Deuxièmement, c’est continuer et accentuer les projets phares de développement et la mission qu’on nous a confiée. Troisièmement, c’est surtout maintenir cette mobilisation de notre cher peuple à accompagner, à s’identifier à Faso Mêbo et à travailler sans attendre que quelqu’un vienne le faire pour nous.

Minute.bf : À titre personnel, qu’est-ce qui vous motive dans cette mission au-delà du simple cadre professionnel ?

Cdt ZAS : Regarder la confiance en moi placée par le Capitaine Ibrahim Traoré, qui, ne dort pas. Il l’a lui-même dit : il ne s’appartient même plus, il appartient à tout un peuple. Pour être honnête, cette responsabilité, c’est un vrai challenge. C’est une grosse responsabilité et, dans ma tête, je me dis qu’il faut que je mérite cette confiance-là. On ne peut pas dormir, on ne va pas dormir. On va trouver l’énergie, la force partout où il faut, pour continuer cette grande mission, afin qu’on puisse laisser à la postérité et à nos enfants, un Burkina Faso meilleur.

Minute.bf : Comment parvenez-vous à combiner développement et sécurité ?

Cdt ZAS : Il suffit de regarder le camarade Capitaine Ibrahim Traoré. Notre seule limite, c’est nous-mêmes. Il n’y a rien d’impossible. Il y a cinq ans de cela, vous n’auriez pas imaginé qu’on aurait pu avoir une telle acquisition de moyens. Moi aussi, de mon côté, ce n’est pas sûr que je rêvais de commander une telle équipe. C’est pour dire que rien n’est impossible. Il suffit juste qu’il y ait de la vision, qu’il y ait une vision bien claire, on peut y arriver. L’objectif des groupes armés terroristes, c’est de susciter la peur, mais le peuple burkinabè n’est pas peureux. On ne peut pas permettre à des groupes armés terroristes de nous empêcher de vivre et de nous développer. Ce sont eux qui seront contraints de déposer les armes ou de périr.

Minute.bf : Pourquoi avoir choisi le Lycée Phillipe Zinda Kaboré comme base de l’initiative Faso Mêbo ?

Cdt ZAS : On voulait un endroit circonscrit où l’on pourra contrôler ce qui se passe. Comme je vous l’ai dit, pour une telle initiative, il suffit d’un rien et on peut perdre notre crédibilité. Je remercie nos camarades de la BAC (Brigade anticriminalité, ndlr), qui y sont, bien sûr avec les éléments de la Brigade, et qui assurent la sécurité du matériel et du personnel sur les lieux.

Minute.bf : Cette initiative concerne-t-elle toutes les régions ? Si oui, à quand le tour des autres régions ?

Cdt ZAS : L’initiative concerne tout le pays. Vous parlez certainement des Brigades de construction. Le Président l’a dit, et quand il le dit, il le fait : chacune des régions aura une Brigade de construction. C’est vrai que ça ne peut pas se faire en un claquement de doigt, mais ça se fera. Vous constatez qu’on est en train d’acquérir du matériel, on recrute du personnel et on les rend opérationnels avant d’être déployés. Soyez rassurés. J’aime dire : Santé et longue vie pour voir le fruit de tout ça.

Camp vacances Faso Mebô : « Il faut que l’enfant sache qu’il a de la chance d’être né Burkinabè »

Minute.bf : Comment faites-vous le choix des zones pour la pose des pavés ?

Cdt ZAS : C’est assez étudié. Pour les pavés, vous aurez remarqué que la phase pilote était essentiellement concentrée dans la zone de Koulouba, parce que c’était une zone où, il y a beaucoup de voies bitumées. C’était donc la zone la plus facile. On réalise des pavés, on fait un bon drainage, les gens ont une zone assez salubre, et le goudron aura moins de poussière. Même les services environnants, je pense qu’actuellement, ils vont moins dépenser pour le nettoyage. C’était une phase pilote et c’est appelé à s’étendre. C’est aussi en fonction de la motivation et du rythme de production.

Actuellement, on est en train de faire participer les PDS. On va essayer de faire une pose un peu partout, mais on veut que vraiment, ça soit, comme on l’a dit, intégré. C’est-à-dire qu’il y ait une implication de tous. Il n’y a pas quelqu’un qui va venir faire ça pour nous. C’est un peu comme ça qu’on fait le travail. Concernant aussi les voies, c’est en fonction de la fluidité que c’est choisi. Donc, c’est vraiment assez étudié.

Minute.bf : Au-déla de l’assainissement, Faso Mêbo pourrait-elle un jour évoluer pour toucher à d’autres domaines d’activités ?

Cdt ZAS : Il y a plein d’autres chantiers. Et dans la vision, nous aimerions pouvoir exporter notre capacité et nos compétences. Vous n’êtes pas sans savoir que nous travaillons aujourd’hui dans le cadre de l’AES. Dans le cadre de cette confédération, on n’hésitera pas à apporter main forte à toute autre nation sœur qui demanderait notre expertise. Nous touchons à tout. Comme on l’a dit, toute action compte. La ménagère qui arrête de verser de l’eau devant sa porte, est en train de contribuer à la salubrité. C’est du Faso Mêbo. Cette initiative, c’est tout ce qu’on fera pour améliorer notre condition de vie, notre cadre de vie. L’entraide autour de nous, la solidarité, tout ça, c’est du Faso Mêbo. Faso Mêbo, c’est bâtir la Nation.

Minute.bf : En marge de l’initiative présidentielle Faso Mêbo, le gouvernement burkinabè a lancé le Camp vacances Faso Mebô, qui, s’est révélé un franc succès. Pouvez-vous revenir sur cette initiative ?

Éléments de réponses dans cette vidéo⤵️

Minute.bf : Un mot de fin ?

Cdt ZAS : La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !

Propos recueillis par Mathias KAM et Oumarou KONATE

Minute.bf

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