lundi 16 mars 2026
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Sénégal : L’ancien chef de cabinet de Macky Sall poursuivi pour offense au président Faye

Moustapha Diakhaté, ancien député et ancien chef de cabinet de Macky Sall, est poursuivi pour offense au Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Il a comparu, ce mercredi 18 juin 2025, devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est également poursuivi pour avoir tenu des propos jugés indécents envers le Président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. Son verdict est attendu au 2 juillet 2025.

Tout est parti d’une émission télé où Moustapha Diakhaté a critiqué le protocole présidentiel. Dans ses propos, il a employé le mot « gougnafier ». Ce mot qui, selon le Procureur de la République, veut dire, entre autres, « bon à rien », est une offense au chef de l’Etat et donc passible de poursuite.

A la barre, Moustapha Diakhaté a assumé ses propos, tout en les relativisant. Il a soutenu qu’il a souligné « l’ignorance » du président Faye, en ce qui concerne le protocole de la République. « Un gougnafier, dit-il, est simplement quelqu’un qui ignore ce qu’il fait. Un président peut se tromper ».

Et son avocat, Elhadj Diouf d’appuyer en argumentant : « ce terme (gougnafier, ndlr) qui a beaucoup de signification, mais qui peut signifier entre autre ignorant. Et pour cela, il a été poursuivi et envoyé en prison. Je crois que le tribunal a autre chose à faire que de juger des gens par rapport à des mots qui ont plusieurs significations ». Pour Me Diouf, ce qu’on reproche à son client, Moustapha Diakhaté, « c’est d’avoir fustigé, dénoncé, critiqué la violation du protocole de la République ». Il a ainsi plaidé pour la relaxe de son client.

Le procureur a, toutefois, requis 6 mois de prison, dont 3 mois ferme et une amende de 200 000 F CFA contre Moustapha Diakhaté. Le délibéré du procès est prévu pour le 2 juillet prochain. En attendant, M. Diakhaté restera en détention.

Pour information, ce n’est la première fois qu’une personne est poursuivie pour offense au chef de l’Etat, depuis l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la tête de l’Etat sénégalais. Le 24 juillet dernier, Amath Suzanne Camara, cadre de l’Alliance pour la République (APR), ex-parti au pouvoir, était la 3e personne à comparaitre pour offense au chef de l’Etat. Ce délit, passible de 3 ans de prison au Sénégal est vivement dénoncé par la société civile qui demande son abrogation.

Minute.bf

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