Préservation de la santé des consommateurs : Plus de deux tonnes de poissons putrides saisies, détruites et recyclées en compost

Une équipe de la Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a mené, le vendredi 14 mars 2025, une opération de destruction de poissons en état de putréfaction, sur le site de Yimdi à Ouagadougou. L’opération s’est déroulée en présence de la Ligue des Consommateurs du Burkina (LCB) et de la Brigade de la Gendarmerie de l’arrondissement 04 de la ville de Ouagadougou.

Sous la conduite du Chef de service de l’Inspection et de la Santé Publique Vétérinaire (ISPV) de la Direction de la Santé Publique Vétérinaire et de la Législation (DSPVL), Dr Thimothée N. Bationo, la mission a procédé à la dénaturation de 2,5 tonnes de poissons putrides et impropres à la consommation.

Ce poisson, entreposé dans un conteneur au sein d’une cour d’habitation dans l’arrondissement 10 de la ville de Ouagadougou, a été saisi grâce à la plainte d’un consommateur anonyme auprès de la LCB, qui à son tour a immédiatement alerté la Brigade de Gendarmerie de l’arrondissement 04 de la ville de Ouagadougou.

À l’image des précédentes opérations de saisies, et conformément aux instructions du Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIE, ce poisson impropre à la consommation suivra le même processus de transformation en compost, au profit de l’Agriculture.

Le chef de mission de l’opération de destruction, le Dr Thimothée N. Bationo, a saisi l’occasion pour remercier et saluer les efforts de tous les acteurs engagés dans la lutte contre la fraude, en l’occurrence la Ligue des Consommateurs et la Brigade de la Gendarmerie, qui ont permis la saisie de cette denrée impropre, destinée malheureusement à la consommation. Il a invité les populations à redoubler de vigilance et à surtout dénoncer les contrevenants à la loi.

Au regard de la multiplicité des cas de fraude à l’importation des denrées, le chef de mission prône la « tolérance zéro » tout en mettant en garde les contrevenants.

En effet, tout contrevenant à la réglementation en vigueur s’expose à des sanctions sévères, « allant de la saisie des produits, du matériel ayant servi à la commission de l’infraction, du retrait de l’agrément, du paiement d’une amende de 1 à 5 millions de F CFA et d’une peine de 6 mois à 2 ans de prison ferme ou l’une de ces peines ».

DCRP/MARAH

Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Mois artistique et culturel : La phase pilote s’achève sur une note de satisfaction

La phase pilote du Mois artistique et culturel (MAC) s’est achevée ce mercredi 15 juillet 2026 à Ouagadougou,...

15e édition des Universités Africaines de la Communication : Le Comité scientifique installé

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a...

Universités Sankoré 2026 : la 11e édition s’ouvre autour de l’industrialisation au Sahel

Le cadre « 2h pour nous, 2h pour Kamita » a lancé, ce mardi 14 juillet 2026 à...

Ouagadougou : Les occupants du mur de Schiphra sommés d’assainir les lieux ou déguerpir

La mairie de l'arrondissement n°4 de Ouagadougou hausse le ton face aux occupations anarchiques du domaine public le...