8e TAC: conseil conjoint des gouvernements burkinabé et ivoirien

Le conseil conjoint des ministres de la huitième conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) s’est ouvert ce mardi 30 juillet 2019 à Ouagadougou. À cet effet, le conseil s’est planché sur l’examen des dossiers à l’ordre du jour qui seront soumis aux chefs d’État burkinabé et ivoirien, le 31 juillet 2019, toujours à Ouagadougou.

« Le Traité d’amitié et de coopération (TAC) est un cadre idéal d’échanges entre frères burkinabè et ivoirien pour construire quelque chose de durable qui servira d’exemple à d’autres relations d’amitié sur le continent », a laissé entendre le premier ministre du Burkina, Christophe Dabiré. Ces deux « pays frères » ont dans leurs rapports de toujours, poursuivi des intérêts communs au regard des sources et valeurs qui les lient. C’est pourquoi, l’un comme l’autre, est conscient de leurs inséparabilités de peur de ne mettre aux enchères le devenir des populations des deux pays.

Ainsi, pour arriver à réaliser les ambitions des peuples burkinabé et ivoirien, le chef du gouvernement burkinabè a fait savoir que les valeurs d’amitié, de coopération et d’entente doivent être des instruments indspensables. Toujours selon le premier ministre, le présent TAC s’inscrit dans la volonté partagée des Présidents Roch Kaboré et Alassane Ouattara, en vue de faire face aux défis, que sont la paix, la sécurité, la stabilité, la cohésion sociale et le développement économique des deux pays.

Poser les véritables fondations d’une intégration

Ce TAC serait également, d’après le premier ministre, un cadre privilégié pour les deux états de prouver leur volonté commune, à lever les barrière institutionnelles, légales, infrastructurelles et de poser les véritables fondations d’une intégration.
Le premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a soutenu qu’au regard des potentialités du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, les dirigeants doivent s’atteler davantage à battir un espace communautaire intégré et développé. À cet égard, dit t-il, le TAC est une occasion pour les deux pays, de relever leurs défis communs que sont « la lutte contre la pauvreté, la criminalité transfrontalière, les maladies endémiques et le terrorisme ».

En ce qui concerne les échanges entre ces Etats, Gon Coulibaly a soutenu qu’ils sont santiocnnés d’une progression d’année en année. Il en veut pour preuve, que de 2013 à 2018, le volume global d’échanges est passé de 256 milliards de F CFA à 348 milliards de F CFA, soit une progression de 36% sur cette période.
Sur la question du terrorisme, le Chef du gouvernement ivoirien s’est exclamé heureux de son inscription à l’ordre du jour du conseil conjoint, avant d’affirmer qu’elle est un combat qui interpelle les deux parties.
Au sortir dudit conseil, les conclusions des travaux seront soumises aux deux chefs d’Etat au cours de la 8è conférence au sommet. Ces résultats feront l’objet de décisions et de recommandations qui certainement, renforceront la coopération entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire.


Elisée TAO (Stagiaire)
Minute.bf

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